Revue de la Toile
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Sur la route du 4L Trophy avec Alain de Batz

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Alain de Batz a participé au 4L Trophy, rallye européen estudiantin à but humanitaire. Retour sur cette expérience qui vous fera voyager dans les plaines désertiques marocaines.

Nous avons rencontré Alain lors de la soirée de lancement de notre webzine, aux caves alliées. Après une discussion riche autour de plusieurs verres avec Antoine Jourdon, nous lui avons proposé de devenir son partenaire ! Et pour cause, Alain de Batz allait participer au 4L Trophy, un rallye à but humanitaire. Voici le récit de ses aventures.

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Le 4L Trophy : une aventure humaine et humanitaire

Alain est un jeune étudiant, en école de commerce, qui vit à Paris mais étudie à Dijon, à l’école de commerce BSB. « J’ai initialement une formation technique dans l’automobile, un bac professionnel Maintenance des Véhicules Automobiles. De plus, mon père travaille chez PSA, je suis passionné par l’automobile depuis l’enfance. Pendant mon Bac, l’idée du 4L Trophy m’a effleuré, mais je n’ai pas concrétisé faute de moyens, faute de temps et de motivation ».

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Le départ de la Bat Mobile

L’idée d’Alain était donc un rêve d’adolescent, qui est devenu réalité en 2017 : « Il n’y a que devant un volant que je me sens confiant, détendu. Je pourrais passer ma vie à conduire, c’est là que je me sens le mieux. C’est un tout : j’ai le contrôle, je me sens libre. J’adore le design des voitures, j’adore les conduire, j’adore leur histoire, leur mécanique. C’est un tout. En école de commerce, j’ai voulu faire ce rallye. Le 4L Trophy me permettait d’allier ma passion avec le côté humanitaire. C’est le premier rallye étudiant qui lie les deux. A la fin de ma première année, en mai 2016, je me suis lancé. Aujourd’hui, J’ai participé deux fois au 4L Trophy, en 2017 et 2018.»

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La Batz Mobile à Merzouga

Alain de Batz me précise que le 4L Trophy est partenaire de plusieurs associations locales : « Le 4L Trophy travaille avec des associations, notamment Enfants du désert. Tous les dons, chaque année, reviennent à cette association, qui les distribue à des associations locales. »

 

 

 

Avec mes quelques dons, je n’avais pas l’impression de changer la vie d’un enfant, mais, quand j’ai vu la montagne de fournitures scolaires récolté par l’ensemble des trophystes, je me suis dit que ça en valait la peine.

Le 4L Trophy : une expérience inoubliable

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La Batz Mobile au départ du 4L Trophy à Biarritz

Alain de Batz a acheté une 4L, qu’il a intégralement réparée, puis refaite à neuf : « Moi qui viens de mécanique automobile j’avais des notions, même si un ami m’a aidé à refaire la carrosserie. Je suis surtout compétent en mécanique. A l’époque, les 4L n’étaient pas traitées contre la rouille. Il a fallu tout refaire. La mécanique de la 4L reste relativement simple, même si à chaque étape on a eu des complications, on a toujours eu des problèmes avec les pièces, qui ne sont plus fabriquées. J’ai eu la chance d’avoir un moteur presque neuf, il n’avait que 50 000 kilomètres au moteur.»

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Cap sur Rabat

Pour la première édition, la voiture était fonctionnelle, mais la carrosserie n’était pas totalement terminée : « juste avant la première édition, j’ai fait un semestre à l’étranger, et je n’ai eu qu’un mois pour me préparer. Le rallye a débuté le 16 février 2017, j’ai tout juste eu le temps de retaper et remonter ma voiture. Le weekend avant que ne démarre le rallye, j’avais le châssis, la carrosserie et le moteur dans chaque coin d’une pièce. Je n’ai pas dormi durant 4 jours pour la finir. On avait prévu de partir le mardi tôt dans la matinée, on est finalement parti dans la soirée… On est arrivés à Biarritz à 6h du matin et on a fait les vérifications techniques à 11h. La voiture était prête. Vu qu’un mois c’était trop court pour tout préparer, je n’ai pas eu le temps de repeindre la voiture intégralement. Elle n’était pas peinte de manière homogène, les autocollants qu’on voulait mettre dessus ne tenaient pas. Cela nous a posé des problèmes pour afficher les autocollants de nos partenaires, mais elle avait un look original grâce à ça. »

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Les plaines désertiques et l’Atlas près de Boulaajoul

Fort de cette première expérience, Alain de Batz a décidé de reconduire son voyage une seconde fois.La principale difficulté n’a finalement pas été ni la route, ni la mécanique de l’automobile, mais la recherche de sponsors, surtout que les pilotes n’avaient aucun contact. Pourtant, la Batz mobile a réussi son pari et a trouvé divers partenaires !

 Après mon premier 4L Trophy, j’ai eu un an pour repeindre ma voiture, j’étais prêt, mais il y a toujours des choses à faire sur une 4L. Le 4L Trophy, c’est une aventure exceptionnelle, mais très chronophage.

La solidarité et le partage au cœur du 4L Trophy

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Merzouga

L’ambiance du 4L Trophy est incroyable, d’après Alain de Batz : « On a fait beaucoup de rencontres, il y a eu beaucoup de partage, de solidarité. On avait apporté des fournitures scolaires, des vêtements de sports et des ballons aux enfants qu’on a laissés à Merzouga. C’était plus des rencontres et des relations très intenses et très brèves. On aidait ceux qui étaient sur le bas-côté et qui avaient besoin d’aide. On buvait l’apéro, et on repartait chacun de notre côté. J’ai même rencontré une de mes cousines très éloignées. On a passé tout le rallye ensemble et aujourd’hui, on va garder contact. Les relations étaient intenses : on avait du plaisir à se rencontrer, à échanger sur le 4L Trophy. C’était court, et même si l’on ne s’est jamais vu, on échangeait à l’instant T, comme si on s’était toujours connu. C’est l’esprit du 4L Trophy : on ne se connaît pas, mais on se parle tous comme si nous étions les meilleurs amis du monde. »

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Entre Merzouga et Ouarzazate, les pilotes poursuivaient leur course en autonomie durant 2 jours

L’esprit de camaraderie, la solidarité et le partage, sont probablement les trois mots qui qualifient le mieux l’extraordinaire road-trip d’Alain de Batz : « L’expérience que j’en ai eue est fantastique, car ce ne sont pas seulement les 2 semaines du 4L Trophy qui ont été merveilleuses, c’est aussi tout le travail qu’il y a derrière qui m’a beaucoup apporté ! J’aurais acquis beaucoup de compétences, en termes de management et de gestion, notamment. La première année, c’était les 20 ans du 4L Trophy. J’ai été marqué par la solidarité et l’esprit d’équipe, ainsi que le partage entre les concurrents. Ça m’a beaucoup moins marqué la deuxième année, car j’y étais probablement habitué. J’ai beaucoup plus profité du voyage la deuxième fois : les paysages, les amis, les liaisons ça devenait amusant car on était dans l’ambiance. »

Alain de Batz, son meilleur souvenir du 4L Trophy : Le 4l Trophy et la 4L

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La Batz Mobile en route pour Marrakech

Alain de Batz sera marqué pour longtemps par ce périple : « Je ne me rends même pas compte de la vitesse à laquelle ça s’est passé. Quand je revois les photos, tout le voyage me revient en tête, chaque moment était magique. Personne ne pourrait s’imaginer à quel point cette expérience était riche, même les pires moments, j’en garde des bons souvenirs. La première année, la nuit à 2000 mètres d’altitude dans l’Atlas, j’ai eu froid, car je pensais qu’il ferait chaud. Quand on est arrivé en haut, je n’avais que le sweat de mon école, il y avait de la pluie et de la neige fondue. J’ai cru que j’allais mourir et le matin, ma voiture ne voulait pas démarrer.»

Le voyage a été une succession de surprise et de bons moments. Il y a tellement de solidarité que même dans les moments difficiles, on s’amuse, et on prend du plaisir

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Remontée du Maroc, la Batz Mobile fait un petit détour par Saragousse, Andorre, Lourdes et Auzat

Il lui est impossible de choisir quel a été le plus beau paysage qu’il ait vu tant le Maroc regorge de beauté : « Je ne peux pas choisir un paysage, il y en avait tellement de magnifique ! Entre les étendues sableux et désertiques de Merzouga, l’Atlas enneigé et montagneux, les oueds, un point de verdure au milieu du désert, ce serait un crime contre le Maroc d’en choisir un. Les villes sont jolies, mais très marquées par la pauvreté, cela m’a fait réfléchir à mon confort. J’ai adoré les paysages entre l’Atlas et Merzouga ».

Au final, conclut-il : « Mon meilleur souvenir c’est le 4L Trophy, c’est aussi la 4L. Si ça avait été dans une autre voiture, ça n’aurait pas été la même. Quand on est au volant, on sait qu’on est en 4L, on voyage avec un morceau d’histoire française. J’ai l’intention de la garder, c’est un souvenir qui restera pérenne ».

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