Revue de la Toile

5 raisons de voir des Teens Shows !

Scroll down to content

Les Teens Shows ont été déclinés sous plusieurs formes, dans différents univers : comics, fantastiques, ou sportifs, ils n’en restent pas moins toujours fondés sur des codes qui fonctionnent à coup sûr ! Voilà pourquoi ils ont du succès et pourquoi vous devriez les regarder.

Les Frères Scott, Gossip Girl, Buffy, Smallville, Pretty Little Liars, Dawson, Riverdale…Des séries TV que tout le monde connaît, que tout le monde critique, et que, pourtant, tout le monde regarde (ou presque) ! Les filles semblent particulièrement accrocs à ces histoires diffusées sur M6 ou TF1 entre 16 et 18h. La revue de la Toile a tenté de comprendre pourquoi, et vous explique en cinq arguments imparables pourquoi vous devriez vous y mettre !

Raison 1 Les personnages : des bombasses et de la testostérone ! 

« Il était une fois, dans le pays merveilleux des poneys roses, qui font caca des arcs-en-ciel et des étoiles bleues, une bande d’ados ou de femmes au foyer, qui semblent heureux et épanouis par leur trépident quotidien…mais qui, en réalité, cachent des meurtres, se droguent et se font des coups de pu… »

Bref. Vous l’aurez compris, le décalage entre l’univers de conte de fées, et le caractère des personnages sont l’intérêt premier de ces séries. Elles fonctionnent sur un nombre restreint de personnages principaux (3 à 7), qui forment un groupe uni avec des personnalités hétérogènes.

Parmi les personnages stéréotypés que l’on ressort à toutes les sauces, nous retrouvons :

  • Les frères/soeurs ennemi(e)s : plus beau/belle l’un(e) que l’autre -souvent blond(e) et brun(e) pour ne pas faire de jalouses(x), fuck la génétique- ils/elles s’aiment et se détestent. Leur relation est encore plus épique qu’un duel au sabre laser entre deux jedis aguerris. Tous les trois épisodes, ils/elles se disputent, ils/elles se réconcilient -souvent après avoir couché avec la même personne-, puis se querellent encore et encore. L’éclatement de leur relation maintient en haleine les spectateurs. Les frères/soeurs ennemi(e)s peuvent aussi être interprété(e)s par des ami(e)s proches, si possible, qui cohabitent sous le même toit ou qui ont grandi ensemble. Ce duo/duel existe depuis la nuit des temps -puisqu’il se trouve déjà dans les mythes grecs et sumériens, et dans la bible, si, si-. Il est l’un des ressorts employés par les conteurs pour verser un peu de piquant dans une histoire. Impossible de dénombrer les histoires qui mettent en scène une relation fondée sur l’antagonisme l’amour-haine. Elle a de quoi nourrir tous les imaginaires, même les moins fertiles.Véridique.

Clark Kent et Lex Luthor (Smallville) en sont des parfaits exemple.

  • Le Casanova (ou le playboy)/ La couguar : Milliardaire ou très très riche, ses passions se résument à la fornication, l’argent, la célébrité et les parties de jambes en l’air.  Manipulateur, égoïste, égocentrique, il est souvent imbu de sa personne et ce sont là ses principales qualités. Sa réputation sulfureuse pousse nécessairement toutes les filles de la série à se pâmer  dans ses bras musclés un moment ou à un autre. Son fond dépressif est conséquent à un sentiment d’abandon provoqué par ses parents qui ne se sont jamais occupé de lui ou qui sont morts. Le Casanova n’est pas le gendre idéal, mais il est, et de loin, le personnage le plus populaire et le plus adulé de la série. Il n’aura qu’un seul et unique amour dans sa vie qui le transformera en gentil canard (son exact opposé : gentil, attentionné, adorable) ou qui le poussera dans ses retranchements les plus extrêmes en bien comme en mal. Le Casanova existe en version féminine, et s’appelle La couguar, ou la friendly, l’amie avec qui tous les personnages couchent, dont tout le monde est amoureux.

Chuck Bass (Gossip Girl), best Casanova ever ❤ 

  • Le beau goss sportif : Il n’y a qu’un seul mot pour le résumer : testostérone. Le beau goss sportif est capitaine de l’équipe de sport de son lycée, peu importe le sport pratiqué : basket, lutte, football américain, belote…Le beau goss sportif a été embauché pour ses muscles et son physique, plus rarement pour son jeu d’acteur. L’histoire de la série est centrée autour de sa force, de sa vélocité, de ses échecs amoureux, jusqu’au moment où les scénaristes réalisent qu’il est complètement plat et que TOUS les autres personnages sont beaucoup plus intéressants. Son petit côté badboy en fait un personnage dark, qui finit toujours par disparaître au profit de sa générosité, pour finalement le réduire au rang de petit toutou tout gentil.

Archie Andrews (Riverdale) est le petit toutou de Véronica et de ses parents.

  • Le gendre idéal/La petite fille parfaite : Exact opposé du playboy qui est à la fois son meilleur ami et son frère ennemi, le gendre idéal  est séduisant, gentil et intelligent. Il est souvent perfectionniste et attaché aux valeurs familiales. S’il existait dans la réalité, il n’aurait aucun intérêt puisqu’il se trouverait dans la friendzone de TOUTES les filles et garçon s’il est gay, et finirait probablement ses jours seul, dans une grande maison, avec comme compagnons son chat et son poisson rouge. Trop de perfection tue la perfection. Chez les filles, la petite parfaite  est une intello surdouée, meilleure amie du héros ou de l’héroïne. Elle sait parfaitement user de son image, en particulier lorsqu’elle est mêlée à des histoires pas très nettes. Ce type de personnage contrebalance souvent les mauvaises actions des autres, ou bien il est le premier à les initier lorsqu’il laisse sa part sombre s’exprimer.

Willow  est la petite fille parfaite dans Buffy

  • L’artiste marginal(e) et torturé(e) : Né(e) à la mauvaise époque, rebel(le), révolté(e), l’artiste marginal(e) et torturé(e) eût pu écrire l’intégral des poèmes de Victor Hugo, tant son âme romantique et poète est désabusée par la vie. Intégré par la bande, alors qu’il serait reclus parmi les déchets de la société dans la réalité ne serait-ce que parce qu’il est l’un des seuls à savoir lire, l’artiste marginal(e) demeure mystérieux(se) et incompris(e). Son fond dépressif est souvent expliqué par la mort de l’un de ses parents ou fait suite à événement traumatisant dans son enfance -merci tonton Freud. Il est pauvre -du moins, par rapport aux autres personnages- mais très intelligent. Il véhicule des pensées profondes et relève le niveau culturel de la série grâce à ses lectures, la musique qu’il écoute le soir, au clair de lune, à moitié nu à côté d’un piano -toute ressemblance à des personnages existant dans Twilight ou Fifty Shade of Grey ne serait purement fortuite.

Jughead Jones est le poète sexy et torturé de Riverdale 

  • La poufiasse (péroxydée) dont le cerveau est sur off : Éternelle adolescente, elle fourre son joli minois dans les affaires de toute la bande, est particulièrement gaffeuse, et n’assume jamais les répercussions de ses actes. Ses histoires ennuyeuses ne sont que la conséquence de ses actes impulsifs et irresponsables, alors que TOUS les personnages ont tenté de la dissuader de les réaliser. Pourtant, elle finit toujours par s’en sortir ou presque. Bref. La poufiasse -souvent blonde- est aussi naïve et charmante qu’elle est superficielle et hypocrite. Elle incarne la femme-enfant par excellence, et les scénaristes mettent tout en œuvre pour que les spectateurs les plus sensibles compatissent à son malheur, tandis que les plus cyniques se moquent ouvertement de ses peines. Elle est meilleure amie avec la reine du lycée/ou de la bande, qui est aussi sa sœur ennemie.

Serena Van der Woodsen de Gossip Girl en est l’incarnation parfaite.

  • The prom queen : Pompom girl ou reine attitrée du lycée/de la bande, elle se distingue par son talent d’oratrice et sa capacité à jouer la parfaite biatch pour arriver à ses fins. La reine est une bombasse, qui, contrairement aux autres garces se contentant d’être des caricatures d’elles-mêmes en se collant tellement de fond de teint sur le nez qu’elles semblent s’être directement poudrées avec du Nesquick, est drôle et intelligente. Ce personnage est à la fois agaçant et terriblement attachant. Souvent plus aisée que ses congénères sur le plan matériel, elle est une warrior qui se relève de toutes embûches se trouvant sur son chemin, sans jamais sourciller. Parfois, la pom queen est aussi une queen bee ou une ancienne quen bee. Ses histoires d’amour sont les plus tordues, et lorsqu’elle se met en couple pour de bon, celui-ci est plus solide qu’un roc. #Strongandindependantwoman.

Eléna tient ce rôle dans Vampire Diaries.

  • Le gentil/la gentille qui n’a rien à faire dans cette série : parce qu’il fallait bien un bon samaritain, doté d’un minimum de jugeote et de bon sens, le gentil ou la gentille assume ce rôle ! Il ou elle écoute pensivement les mésaventures de ses congénères en compatissant alors qu’il/elle n’est lui-même pas moins gâté(e) par les scénaristes de la série.  Le gentil/la gentille de la série est un personnage extrêmement populaire, qui remet toujours les autres dans le droit chemin, ou du moins, qui tente de le faire. Doté d’un sens éthique et moral à toute épreuve, il/elle se trouve néanmoins parfois perverti par les autres, mais il/elle finit toujours par redevenir adorable. On lui doit souvent des réflexions profondes sur l’Amour et l’Amitié. Ce type de personnage peut parfois se transformer en poufiasse ou prom queen, lorsqu’il a une aventure avec l’un des personnages cités plus haut.

Mouth incarne le gentil qui n’a rien à faire dans l’histoire des Frères Scott 

Autour de ses personnalités bien distinctes élaborées sur des stéréotypes dans le but de permettre aux spectateurs de s’identifier à eux tout en leur vendant du rêve, gravitent d’autres personnages, tels que :

  • La Queen Bee : Magnifique, splendide et cruelle, elle condense les pire défauts de la reine du lycée et de la poufiasse péroxydée. Tout le monde adore la détester. La Queen Bee harcèle ses compères, et quand elle n’est pas le sujet principal de la série, elle est là pour relancer des intrigues qui sentent le réchauffé. Malgré son caractère dominateur et antipathique, la Queen Bee demeure l’un des personnage les plus intéressants dans ses séries. En effet, elle a souvent une histoire tragique, et peut se montrer sous un jour beaucoup moins toxique lorsqu’elle tombe amoureuse. Son ambivalence et son errance perpétuelle entre ombre et lumière, en font un personnage qui peut être à la fois l’alliée ou l’ennemi des héros. A leur différence, elle assume parfaitement son attitude hypocrite et sa noirceur.

Cheryl Blossom, Queen Bee de Riverdale 

  • Le maître jedi ou le mentor : Vieux, du moins plus âgé, le mentor est une figure maternelle ou paternelle auprès de qui les héros viennent quémander des conseils avisés. Contrairement à Yoda, il n’inverse pas les sujets et le verbes dans ses phrases -dommage. Ayant perdu l’Amour de sa vie, le mentor se montre toujours d’une aide précieuse pour les héros, lorsqu’ils se sentent seuls et perdus. Sa sagesse le fait rayonner comme un lampadaire IKEA. Le mentor est le personnage qui donne du sens aux aventures que les autres se font endurer, tout en proférant des vérités fondamentales sur la vie qui sont reprises par les fans comme des maximes inébranlables de vérité universelle.

Giles, le mentor/bibliothécaire qui veut se taper la mère de Buffy 

  • Le personnage de seconde zone : Souvent gay, noir, asiatique, juif, roux ou espagnol (parfois, il cumule), il incarne la minorité d’une communauté ethnique, religieuse ou sexuelle, afin que la série ne soit pas pénalisée. Il est THE caution sociale de la série, celui à travers qui le réalisateur dénonce la précarité, l’homophobie, l’intolérance. Le personnage de seconde zone tient un rôle récurrent et stéréotypé : basketteur s’il est noir, casanova s’il est espagnol, dans la friendzone si c’est une fille, jusqu’au moment où les scénaristes n’ont plus d’idées…et le font subitement passer au premier plan. Ah ! La bonne vieille politique du quotta outre-atlantique !

Tori dans Riverdale : espagnole et gay

  • Le/la sociopathe : Dénué de sentiments, il/elle trempe dans toutes les sales affaires, en particulier quand elles impliquent sexe, drogue, alcool, détournement de fonds et meurtres. En général, l’acteur/trice le/la joue tellement bien qu’il finit par se faire insulter et huer par le public.

Georgina Sparks dans Gossip Girl

Raison 2 : Les scénarios improbables et de l’autodérision 

Une baby-sitter psychopathe, des assassinats, des enlèvements, une tempête qui ravage la ville, des agressions à main armée, des flingues, des biatches, des ados enceintes, des enfants adoptés, des frères et sœurs découverts par les héros au hasard d’un épisode, des plans à trois…Dans ces séries, aucun rebondissement n’aura été épargné aux personnages ! Les frères Scott offrent un panel assez varié des scénarios inimaginables (attention spoil). Un détraqué attaque Peyton en se faisant passer pour son frère, la séquestre et tente de la violer. Pourquoi pas ? Brooke enfile un costume de super héros et traverse la ville ainsi parée, car au bout de huit saisons les scénaristes sont clairement dans une détresse créative et émotionnelle et ont déjà tout raconté, où est le problème ? L’équipe de la Revue de la Toile adresse même une mention spéciale à la jumelle narcissique et sociopathe de la femme décédée de Clay qui tente de les tuer lui et Quinn (cette phrase a-t-elle du sens ?). De toutes, elle demeure certainement l’une des figures emblématiques de cette série et de ces histoires aussi dramatiques qu’elles en sont improbables.

De plus, les réalisateurs jouent et s’amusent à briser le quatrième mur de nombreuses fois. Ces séries n’hésitent pas à jouer la carte de l’autodérision à plusieurs reprises. Dans Les frères Scott, Jamie évoque sa vie irréelle en avouant qu’à cinq ans il a déjà été enlevé par sa baby-sitter psychopathe. Dans Gossip Girl, Vanessa s’amuse à créer une association à but non lucratif pour aider les victimes de maladies vénériennes. Elle lui donne le nom du casanova de la série : Chuck Bass. Contrairement aux séries TV qui tentent d’être crédibles, toutes ces séries adressent un énorme fuck à cette notion sacro-sainte qu’est l’effet de réel. L’effet de réel, ou la notion qui vous donne l’impression que l’événement pourrait aussi vous arriver. Ces séries s’autorisent tout, peu importe les événements, tant que ça choque et que ça plaît. Si les trames scénaristiques ne sont terriblement pas plausibles, les réactions de ses personnages dans toutes les situations, mêmes les plus impensables, sont néanmoins tout à fait vraisemblables.  Par conséquent, l’audience ne peut qu’accrocher. Finalement, en rajoutant trois dragons, de l’inceste et des morts-vivants  au scénario, vous obtenez un épisode de Game of Thronelrrationnel. Fictif. Jouissif.

Ces séries rappellent au spectateur qu’elles ne sont que  des fictions, que leur rôle est de vendre du rêve, des émotions fortes, et nous livrer des réflexions sur la vie. Le spectateur ainsi captivé devient vite accroc. Les scénarios improbables ont véritablement contribué à leur succès : parce que les réalisateurs ne se disent pas : « mais c’est n’importe quoi ! » , ils réalisent les épisodes en se demandant plutôt « comment faire ? « . Le résultat est plus ou moins bien réussi.

Raison 3 Les couples (ou comment tout le monde sort avec tout le monde)

Les moments les plus forts de ces séries, ne sont pas nécessairement les épisodes les plus dramatiques, mais les revers des relations amoureuses ou familiales des personnages. Comme les personnages, les couples formés au cours des saisons ne sont que des stéréotypes prémâchés par quelques siècles de Littérature. Nous retrouvons :

  • Roméo et Juliette : leur amour est impossible pour X raison : ils n’appartiennent pas au même groupe social, leurs familles se détestent, leurs chaussures ne sont pas assorties, leurs enfants sortent ensemble…Ils formaient ou formeraient un couple magnifique et mythique, mais le destin -ou les producteurs- les sépare. Ils renoncent finalement l’un à l’autre, même s’ils se souviendront de leur relation pour l’éternité. Triste. Tragique. Romantique.

Spike et Buffy, un amour impossible entre une tueuse et un vampire

  • Ross et Rachel (ou Ted et Robin, si vous préférez How I Met Your Mother) : Ils n’appartiennent pas au même monde, elle est une poupée, il est intellectuel. Il l’admire, elle n’aurait probablement jamais remarqué son existence si toute l’histoire de la série ne tournait pas autour de leur relation et de leur groupe d’amis. Comme des frères ennemis, ils s’aiment, il se détestent. Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis. Ils se cherchent, se trouvent parfois, se rapprochent, se séparent. Pour finir ensemble, au bout de huit saisons, alors que depuis le début, on savait qu’ils finiraient ensemble.

Peyton et Lucas, 6 saisons à s’aimer, se séparer, tromper sa meilleure amie -et sa meuf-, se re-séparer pour finir ensemble. ENFIN.

  • Valmont et Merteuil : ou la relation de dépendance affective par excellence ! Ils parient, ils jouent, ils se manipulent, ils se mentent. Ils se détestent et se haïssent, même si au fond, ils s’aiment profondément. La tension sexuelle qui les parcoure est palpable. Leur relation est aussi dangereuse qu’excitante. Ils ne peuvent exister l’un sans l’autre. Ils finissent par se tuer ou par se marier.

Blair et Chuck, deux amants maudits

  • Le triangle amoureux : toutes ces séries ont excellé dans l’Art du triangle amoureux, à chaque saison. Les scénaristes ont rivalisé d’ingéniosité pour les inventer ! Et comme à chaque fois, ça ne peut que fonctionner. Qui dit triangle amoureux dit trahison, mensonge, tromperie…et coups bas en tous genres ! Un régal pour les acteurs, les producteurs et les spectateurs.

Vampire Diaries propose un combo : triangle amoureux entre Elena, Stefan et Damon, des frères ennemis

  • Ulysse et Pénélope : ensemble du début à la fin, qu’importe les naufrages et les tempêtes. Leur couple est incassable. Ils font le bonheur des fans, qui voient un idéal à atteindre, et le bonheur des scénaristes qui créent des péripéties pour mettre leur couple en péril, dans l’unique but de vous prouver que l’amour est plus fort que tout.             

Nathan et Haley dans les Frères Scott, un amour inébranlable

  • Le couple improbable : Fruit de la détresse créative des scénaristes, ils satisfont quelques fans, tandis qu’ils font rire les autres. Sa formation met en lumière le déclin de la série et son arrêt imminent.

Ils n’ont juste rien à faire ensemble. 

Raison 4  L’art de cultiver le spectateur/la spectratrice dans son canapé 

Depuis l’arrivée de ces séries, la culture est devenue aussi populaire que les personnages qui l’apportent. Jamais devenir écrivain ou musicien rock n’aura été aussi badass. Du fond de leur tombe, Hendrix et Sheakspeare vous en remercient.De la musique, des classiques musicaux, de la Littérature, des Tableaux, des artistes du moment…chaque série a valorisé le patrimoine culturel et rendu ses lettres de noblesse à une culture en perdition. Avant ces séries, rien n’était plus ennuyeux que de regarder un tableau de grand peintre, ou d’écouter des vieux CD de Led Zepplin. Le fait d’être cultivé était déconsidéré : les producteurs et scénaristes de Friends l’avaient compris et se moquaient de façon récurrente de Ross et sa Science.

Raison 5 : Dénoncer et critiquer la condition des femmes 

Ces séries ne sont pas qu’un ramassis de phrases qui ne sont là que pour faire frémir les midinettes. Elles apportent aussi de vraies réflexions sur la vie, des réflexions dans lesquelles chacun(e) peut se retrouver :

« Je sais que vous me prenez toutes pour une idiote, mais je suis pas une idiote. J’accepte de jouer ce rôle que vous me donnez parce que vous en avez besoin (…). Bientôt, on va tous quitter le lycée, et je deviendrai ce que je veux, mais ça sera beaucoup plus dur pour ceux que ses images et ces étiquettes arrangeaient bien. » (Bevin dans Les frères Scott)

Ces séries plaisent tant aux femmes car elles s’y projettent facilement. Aucune autre forme de série, si ce n’est les autres satires de la société parmi lesquelles Scrubs ou Malcolm, ne dénonce mieux l’inégalité entre les Hommes et les Femmes.

De plus, les femmes, dans les médias, sont peu représentées, et lorsqu’elles le sont, elles ne tiennent pas de postes à responsabilités. Ainsi, les milieux mondains sont critiqués, démontés, même. Jamais vous n’entendrez : « L’anorexie est une maladie. Ce n’est pas une mode. » ailleurs que dans Les frères Scott ou Gossip Girl, qui louent pourtant la Mode et défendent son intérêt artistique. Bien que les actrices soient magnifiques, peu d’entre elles affichent une taille 0.

Ces séries adressent aux femmes un véritable message d’espoir. Les personnages insistent régulièrement sur l’importance de se battre, d’affronter ses peurs, et de prendre des risques pour réaliser ses rêves. Le topos de l’American Dream, comme le critiqueraient certains, ou tout simplement du bon sens pour d’autres. Dans ces séries, les femmes sont chef d’entreprise, journalistes, reines du lycée ou de banlieue, mères au foyer combatives capables de tout pour protéger ceux qu’elles aiment, adolescentes a priori sans histoire qui désirent réaliser leurs rêves et qui mettront en œuvre tous les moyens pour y parvenir. Elles nous montrent des femmes fortes, sensibles, capables autant que les Hommes, sur leur terrain, avec leurs armes. Rares sont les séries qui donnent autant la parole et le pouvoir aux femmes, en démontrant avec justesse le poids de leur condition. Les parcours respectifs des personnages oscillent entre déclins et ascensions.

Longue vie et prospérité 🙂

 

4 Replies to “5 raisons de voir des Teens Shows !”

  1. Bon. Du coup je pense que je fonctionne assez bien avec les contenus que tu proposes.
    Je n’ai pas vu toutes ces séries, mais j’en ai vu quelques unes et j’adore l’argumentaire … ça me donne envie de rerererere-voir Gossip Girl ou OTH …
    Et puis, déjà rien que pour la présence de Jugheah Jones dans l’article, je suis ravie.
    Très bel article à nouveau, merci pour cette lecture agréable !

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :