Revue de la Toile

5 reasons why… (re)voir des teen dramas !

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Les Teen dramas ont été déclinés sous plusieurs formes, dans différents univers : comics, fantastiques, ou sportifs. Ils n’en restent pas moins toujours fondés sur des codes qui fonctionnent à coup sûr ! Voilà pourquoi ils ont du succès et pourquoi vous devriez les regarder.

Les Frères Scott, Gossip Girl, Buffy, Smallville, Pretty Little Liars, Dawson, Riverdale…Des séries TV que tout le monde connaît, que tout le monde critique. Pourtant, tout le monde les regarde (ou presque) ! On vous explique en cinq arguments imparables pourquoi vous devriez vous y mettre !

Raison 1 Les personnages : des bombasses et de la testostérone ! 

« Il était une fois, dans le pays merveilleux des poneys roses, qui font caca des arcs-en-ciel et des étoiles bleues, une bande d’ados ou de femmes au foyer, qui semblent heureux et épanouis par leur trépident quotidien. En réalité,  ils cachent des meurtres, se droguent et se font des coups de pu… »

Bref. Vous l’aurez compris. Le décalage entre l’univers de conte de fées et le caractère des personnages est l’intérêt primordial de ces séries. Elles fonctionnent sur un nombre restreint de personnages principaux (3 à 7). Ils forment un groupe uni d’adolescents souvent incarnés par des acteur(trices) qui ont de 20 à 30 ans. Leur particularité ? Des personnalités hétérogènes et des drames plus émouvants les uns que les autres !

Parmi les personnages stéréotypés que l’on ressort à toutes les sauces, nous retrouvons :

Les frères/soeurs ennemi(e)s :

Plus beau/belle l’un(e) que l’autre, souvent blond(e) et brun(e) pour ne pas faire de jalouses(x), fuck la génétique. Ils/elles s’aiment et se détestent. Leur relation est encore plus épique qu’un duel au sabre laser entre deux jedis aguerris. Tous les trois épisodes, ils/elles se disputent. Puis, ils/elles se réconcilient, après avoir couché avec la même personne, le plus souvent. Enfin, ils/elles se querellent encore et encore. L’éclatement de leur relation maintient en haleine les spectateurs. Les frères/soeurs ennemi(e)s peuvent aussi être interprété(e)s par des ami(e)s proches.

Si possible, ils/elles cohabitent sous le même toit ou ont grandi ensemble. Ce duo/duel existe depuis la nuit des temps, puisqu’on le trouve déjà dans les mythes grecs et sumériens. Et dans la bible, si, si. Il est l’un des ressorts employés par les conteurs pour verser un peu de piquant dans une histoire. Impossible de dénombrer les histoires qui mettent en scène une relation fondée sur l’antagonisme l’amour-haine. Elle a de quoi nourrir tous les imaginaires, même les moins fertiles. Véridique.

Clark Kent et Lex Luthor (Smallville) en sont des parfaits exemple.

Le Casanova (ou le playboy)/ La friendly :

Milliardaire ou très très riche, ses passions se résument à : la fornication, l’argent, la célébrité, les parties de jambes en l’air, l’argent, les manigances, son petit plaisir personnel.  Manipulateur, égoïste, égocentrique, il est souvent imbu de sa personne. Ce sont là ses principales qualités. Sa réputation sulfureuse pousse nécessairement toutes les filles de la série à se pâmer dans ses bras (musclés). Son fond dépressif est conséquent à un sentiment d’abandon provoqué par ses parents. En effet, ils ne se sont jamais occupé de lui ou, ils sont morts. Au choix.

Le Casanova n’est pas le gendre idéal, mais il est, et de loin, le personnage le plus populaire et le plus adulé de la série. Il n’aura qu’un seul et unique amour qui le transformera en gentil canard. Mais si, vous savez, son exact opposé : gentil, attentionné, adorable. Ou alors, son amour le poussera dans ses retranchements les plus extrêmes, en bien comme en mal. Le Casanova existe en version féminine, et s’appelle la friendly. C’est l’amie avec qui tous les personnages couchent, et dont tout le monde est amoureux.

Difficile de faire plus sexy que Damon Salvatore, casanova de Vampire Diaries

Le beau goss sportif :

Il n’y a qu’un seul mot pour le résumer : testostérone. Le beau goss sportif est capitaine de l’équipe de sport de son lycée, peu importe le sport pratiqué : basket, lutte, football américain, belote… Ce bad guy a été embauché pour ses muscles et son physique, plus rarement pour son jeu d’acteur. L’histoire de la série est centrée autour de sa force, de sa vélocité, de ses échecs amoureux, de ses pectoraux… Jusqu’au moment où les scénaristes réalisent qu’il est complètement plat. TOUS les autres personnages sont beaucoup plus intéressants. Son petit côté badboy en fait un personnage dark, au début de la série. Mais ce côté finit toujours par s’effacer au profit de sa générosité, au fil des saisons. Et finalement, il est réduit au rang de petit toutou tout gentil.

Archie Andrews (Riverdale) est le petit toutou de Véronica et de ses parents.

Le gendre idéal/La petite fille parfaite :

Il est l’exact opposé du playboy qui est à la fois son meilleur ami et son frère ennemi. Le gendre idéal est séduisant, gentil et intelligent. Il est souvent perfectionniste et attaché aux valeurs familiales. S’il existait dans la réalité, il n’aurait aucun intérêt puisqu’il se trouverait dans la friendzone de TOUTES les filles et de tous garçon s’il était gay. Il finirait probablement ses jours seul, dans une grande maison. A lire des poèmes romantiques, en buvant une tasse de thé, caressant ses 26 chats. Trop de perfection tue la perfection.

Chez les filles, la petite fille parfaite est une intello surdouée, meilleure amie du héros ou de l’héroïne. Elle sait parfaitement user de son image, en particulier lorsqu’elle est mêlée à des histoires pas très nettes. Ce type de personnage contrebalance souvent les mauvaises actions des autres. Ou bien, il est le premier à les initier lorsqu’il laisse sa part sombre s’exprimer.

Jal Frazer dans Skins, une petite fille parfaite

Le/la marginal(e) torturé(e) :

Né(e) à la mauvaise époque, rebel(le), révolté(e), l’artiste marginal(e) et torturé(e) eût pu écrire l’intégral des poèmes de Victor Hugo, tant son âme romantique et poète est désabusée par la vie. Intégré(e) par la bande, alors qu’il serait reclus(e) parmi les déchets de la société dans la réalité ne serait-ce que parce qu’il est l’un des seuls à savoir lire, le/la marginal(e) demeure mystérieux(se) et incompris(e). Son fond dépressif est souvent expliqué par la mort de l’un de ses parents. Sinon, sa tristesse fait suite à événement traumatisant dans son enfance, une maladie incurable, un parent alcoolique et membre d’une secte *insérez ici toute autre raison valable, si possible, une qui pourrait faire la une de la rubrique faits divers*.

Il/elle est pauvre, du moins, par rapport aux autres personnages, mais très intelligent. Il/elle véhicule des pensées profondes. Et relève le niveau culturel de la série grâce à ses lectures, la musique qu’il écoute le soir, au clair de lune, à moitié nu(e) à côté d’un piano. Toute ressemblance à des personnages existant dans Twilight ou Fifty Shade of Grey ne serait purement fortuite.

Grace, marginale et torturée dans Degrassi, la nouvelle promo

La poufiasse (péroxydée) dont le cerveau est sur off : 

Éternelle adolescente, elle fourre son joli minois dans les affaires de toute la bande. Elle est particulièrement gaffeuse, et n’assume jamais les répercussions de ses actes. Ses histoires ennuyeuses ne sont que la conséquence de ses manigances impulsives et irresponsables, alors que TOUS les personnages ont tenté de la dissuader de les concrétiser. Pourtant, elle finit toujours par s’en sortir ou presque. Bref. La poufiasse, souvent blonde, est aussi naïve et charmante qu’elle est superficielle et hypocrite. Elle incarne la femme-enfant par excellence.

Les scénaristes mettent tout en œuvre pour que les spectateurs les plus sensibles compatissent à son malheur, tandis que les plus cyniques se moquent ouvertement de ses peines. Elle est meilleure amie avec la reine du lycée/ou de la bande, qui est aussi sa sœur ennemie. La poufiasse existe aussi version mec, et reste une poufiasse.

Quinn dans Daria est la caricature de la jeune fille populaire et superficielle des teen dramas

The prom queen :

Pompom girl ou reine attitrée du lycée/de la bande, elle se distingue par son talent d’oratrice et sa capacité à jouer la parfaite biatch pour arriver à ses fins. La reine est une bombasse, qui, contrairement aux autres garces se contentant d’être des caricatures d’elles-mêmes en se collant tellement de fond de teint sur le nez qu’elles semblent s’être directement poudrées avec du Nesquick, est drôle et intelligente. Ce personnage est à la fois agaçant et terriblement attachant. Souvent plus aisée que ses congénères sur le plan matériel, elle est une warrior qui se relève de toutes embûches se trouvant sur son chemin, sans jamais sourciller.

Parfois, la pom queen est aussi une queen bee ou une ancienne quen bee. Ses histoires d’amour sont les plus tordues, et lorsqu’elle se met en couple pour de bon, celui-ci est plus solide qu’un roc. #Strongandindependantwoman.

Spencer Hastings de Pretty Little Liars mérite un oscar pour sa performance en tant que Prom Queen

Le gentil/la gentille qui n’a rien à faire dans cette série :

Parce qu’il fallait bien un bon samaritain, doté d’un minimum de jugeote et de bon sens, le gentil ou la gentille assume ce rôle ! Il ou elle écoute pensivement les mésaventures de ses congénères en compatissant alors qu’il/elle n’est lui-même pas moins gâté(e) par les scénaristes de la série.  Le gentil/la gentille de la série est un personnage extrêmement populaire, qui remet toujours les autres dans le droit chemin, ou du moins, qui tente de le faire. Doté d’un sens éthique et moral à toute épreuve, il/elle se trouve néanmoins parfois perverti par les autres, mais il/elle finit toujours par redevenir adorable. On lui doit souvent des réflexions profondes sur l’Amour et l’Amitié.

Ce type de personnage peut parfois se transformer en poufiasse ou prom queen, lorsqu’il/elle a une aventure avec l’un des personnages cités plus haut.

Mouth incarne le gentil qui n’a rien à faire dans l’histoire des Frères Scott 

Autour de ses personnalités bien distinctes élaborées sur des stéréotypes dans le but de permettre aux spectateurs de s’identifier à eux tout en leur vendant du rêve, gravitent d’autres personnages, tels que :

La Queen Bee :

Magnifique, splendide et cruelle, elle condense les pire défauts de la reine du lycée et de la poufiasse péroxydée. Tout le monde adore la détester. La Queen Bee harcèle ses compères, et quand elle n’est pas le sujet principal de la série, elle est là pour relancer des intrigues qui sentent le réchauffé. Malgré son caractère dominateur et antipathique, la Queen Bee demeure l’un des personnage les plus intéressants dans ses séries. En effet, elle a souvent une histoire tragique, et peut se montrer sous un jour beaucoup moins toxique lorsqu’elle tombe amoureuse. Son ambivalence et son errance perpétuelle entre ombre et lumière, en font un personnage qui peut être à la fois l’alliée ou l’ennemi des héros. A leur différence, elle assume parfaitement son attitude hypocrite et sa noirceur.

Zoé Rivas, queen Bee de Degrassi, Nouvelle Génération 

Le maître jedi ou le mentor :

Vieux, du moins plus âgé, le mentor est une figure maternelle ou paternelle auprès de qui les héros viennent quémander des conseils avisés. Contrairement à Yoda, il n’inverse pas les sujets et le verbes dans ses phrases -dommage. Ayant perdu l’Amour de sa vie, le mentor se montre toujours d’une aide précieuse pour les héros, lorsqu’ils se sentent seuls et perdus. Sa sagesse le fait rayonner comme un lampadaire IKEA. Le mentor est le personnage qui donne du sens aux aventures que les autres se font endurer, tout en proférant des vérités fondamentales sur la vie qui sont reprises par les fans comme des maximes inébranlables de vérité universelle.

Giles, le mentor/bibliothécaire qui veut se taper la mère de Buffy 

Le personnage de seconde zone :

Souvent gay, noir, asiatique, juif, roux ou espagnol (parfois, il cumule), il incarne la minorité d’une communauté ethnique, religieuse ou sexuelle, afin que la série ne soit pas pénalisée. Il est THE caution sociale de la série, celui à travers qui le réalisateur dénonce la précarité, l’homophobie, l’intolérance. Le personnage de seconde zone tient un rôle récurrent et stéréotypé : basketteur s’il est noir, casanova s’il est espagnol, dans la friendzone si c’est une fille, jusqu’au moment où les scénaristes n’ont plus d’idées…et le font subitement passer au premier plan. Ah ! La bonne vieille politique du quotta outre-atlantique !

Tori dans Riverdale : espagnole et gay

Le/la sociopathe :

Dénué de sentiments, il/elle trempe dans toutes les sales affaires, en particulier quand elles impliquent sexe, drogue, alcool, détournement de fonds et meurtres. En général, l’acteur/trice le/la joue tellement bien qu’il finit par se faire insulter et huer par le public.

Lionel Luthor de Smallville, légèrement psychopathe

Raison 2 : Les scénarios improbables et de l’autodérision 

Une baby-sitter psychopathe, des assassinats, des enlèvements, une tempête qui ravage la ville, des agressions à main armée, des flingues, des biatches, des ados enceintes, des enfants adoptés, des frères et sœurs découverts par les héros au hasard d’un épisode, des plans à trois…Dans ces séries, aucun rebondissement n’aura été épargné aux personnages ! Les frères Scott offrent un panel assez varié des scénarios inimaginables (attention spoil). Un détraqué attaque Peyton en se faisant passer pour son frère, la séquestre et tente de la violer. Pourquoi pas ? Brooke enfile un costume de super héros et traverse la ville ainsi parée, car au bout de huit saisons les scénaristes sont clairement dans une détresse créative et émotionnelle et ont déjà tout raconté, où est le problème ? L’équipe de la Revue de la Toile adresse même une mention spéciale à la jumelle narcissique et sociopathe de la femme décédée de Clay qui tente de les tuer lui et Quinn (cette phrase a-t-elle du sens ?). De toutes, elle demeure certainement l’une des figures emblématiques de cette série et de ces histoires aussi dramatiques qu’elles en sont improbables.

Des dramas qui cassent l’effet de réel 

De plus, les réalisateurs jouent et s’amusent à briser le quatrième mur de nombreuses fois. Ces séries n’hésitent pas à jouer la carte de l’autodérision à plusieurs reprises. Dans Les frères Scott, Jamie évoque sa vie irréelle en avouant qu’à cinq ans il a déjà été enlevé par sa baby-sitter psychopathe. Dans Gossip Girl, Vanessa s’amuse à créer une association à but non lucratif pour aider les victimes de maladies vénériennes. Elle lui donne le nom du casanova de la série : Chuck Bass.

Contrairement aux séries TV qui tentent d’être crédibles, toutes ces séries adressent un énorme fuck à cette notion sacro-sainte qu’est l’effet de réel. L’effet de réel, ou la notion qui vous donne l’impression que l’événement pourrait aussi vous arriver. Ces séries s’autorisent tout, peu importe les événements, tant que ça choque et que ça plaît. Si les trames scénaristiques ne sont terriblement pas plausibles, les réactions de ses personnages dans toutes les situations, mêmes les plus impensables, sont néanmoins tout à fait vraisemblables.  Par conséquent, l’audience ne peut qu’accrocher. Finalement, en rajoutant trois dragons, de l’inceste et des morts-vivants  au scénario, vous obtenez un épisode de Game of Thronelrrationnel. Fictif. Jouissif.

Ces séries rappellent au spectateur qu’elles ne sont que  des fictions, que leur rôle est de vendre du rêve, des émotions fortes, et nous livrer des réflexions sur la vie. Le spectateur ainsi captivé devient vite accroc. Les scénarios improbables ont véritablement contribué à leur succès : parce que les réalisateurs ne se disent pas : « mais c’est n’importe quoi !«  . Ils réalisent les épisodes en se demandant plutôt « comment faire ? « . Le résultat est plus ou moins bien réussi. En effet, certaines saisons connaissent des problèmes de rythmes, avec des épisodes addictifs, et d’autres qui sont plutôt longs et inutiles. 

Raison 3 Les couples (ou comment tout le monde sort avec tout le monde)

Les moments les plus forts de ces séries, ne sont pas nécessairement les épisodes les plus dramatiques, mais les revers des relations amoureuses ou familiales des personnages. Comme les personnages, les couples formés au cours des saisons ne sont que des stéréotypes prémâchés par quelques siècles de Littérature. Nous retrouvons :

Roméo et Juliette :

Leur amour est impossible pour X raison : ils n’appartiennent pas au même groupe social, leurs familles se détestent, leurs chaussures ne sont pas assorties, leurs enfants sortent ensemble…Ils formaient ou formeraient un couple magnifique et mythique, mais le destin, un événement tragique, ou les producteurs, les séparent. Ils renoncent finalement l’un à l’autre, même s’ils se souviendront de leur relation pour l’éternité. Triste. Tragique. Romantique.

Spike et Buffy, un amour impossible entre une tueuse et un vampire

Ross et Rachel (ou Ted et Robin, si vous préférez How I Met Your Mother) :

Ils n’appartiennent pas au même monde, elle est une poupée, il est intellectuel. Il l’admire, elle n’aurait probablement jamais remarqué son existence si toute l’histoire de la série ne tournait pas autour de leur relation et de leur groupe d’amis. Comme des frères ennemis, ils s’aiment, il se détestent. Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis. Ils se cherchent, se trouvent parfois, se rapprochent, se séparent. Pour finir ensemble, au bout de huit saisons, alors que depuis le début, on savait qu’ils finiraient ensemble.

Erza et Aria s’aiment passionnément, mais rompent dans chaque saison de Pretty Little Liars

Valmont et Merteuil (ou Bonnie and Clyde) :

Ou la relation de dépendance affective par excellence ! Ils parient, ils jouent, ils se manipulent, ils se mentent. Ils se détestent et se haïssent, même si au fond, ils s’aiment profondément. La tension sexuelle qui les parcoure est palpable. Leur relation est aussi dangereuse qu’excitante. Ils ne peuvent exister l’un sans l’autre. Ils finissent par se tuer ou par se marier.

Blair et Chuck de Gossip Girl, deux amants maudits

Le triangle amoureux :

Toutes ces séries ont excellé dans l’Art du triangle amoureux, à chaque saison. Les scénaristes ont rivalisé d’ingéniosité pour les inventer ! Et comme à chaque fois, ça ne peut que fonctionner. Qui dit triangle amoureux dit trahison, mensonge, tromperie…et coups bas en tous genres ! Un régal pour les acteurs, les producteurs et les spectateurs.

Vampire Diaries propose un combo : triangle amoureux entre Elena, Stefan et Damon, des frères ennemis

Ulysse et Pénélope :

Ensemble du début à la fin, qu’importe les naufrages et les tempêtes. Leur couple est incassable. Ils font le bonheur des fans, qui voient un idéal à atteindre, et le bonheur des scénaristes qui créent des péripéties pour mettre leur couple en péril, dans l’unique but de vous prouver que l’amour est plus fort que tout.             

Nathan et Hayley, un amour incassable

Le couple improbable :

Fruit de la détresse créative des scénaristes, ils satisfont quelques fans, tandis qu’ils font rire les autres. Sa formation met en lumière le déclin de la série et son arrêt imminent.

Ils n’ont juste rien à faire ensemble. 

Raison 4 : L’art de promouvoir la culture classique à travers la pop culture 

Depuis l’arrivée de ces séries, la culture pop est devenue aussi badass que les personnages qui l’apportent. Jamais devenir écrivain ou musicien rock n’aura été aussi badass. Du fond de leur tombe, Hendrix et Sheakspeare vous en remercient.

De la musique, des classiques musicaux, de la Littérature, des Tableaux, des artistes du moment. Chaque série a revalorisé le patrimoine culturel. Chaque teen drama a rendu ses lettres de noblesse à une culture délaissée au profit de la télé-réalité et de ses recettes astronomiques. Avant ces séries, rien n’était plus ennuyeux que de regarder un tableau de grand peintre, ou d’écouter des vieux CD de Led Zepplin. Le fait d’être cultivé était déconsidéré. Les producteurs et scénaristes de Friends l’avaient compris et se moquaient de façon récurrente de Ross et sa Science.

Les Teen Dramas remettent la culture classique au goût du jour, par des références directes ou indirectes (dans la mise en scène, par exemple). De plus, elles renouvellent la pop culture ! Les vampires de Buffy, True Blood ou de Vampire Diaries en sont la preuve. Ces créatures fantastiques damnées, qui étaient initialement des morts-vivants, ont confirmé, avec l’essor des teen dramas, leur statut d’icône terriblement sexy, acquis grâce à la popularité du film et du livre Entretien avec un vampire. Toutefois, elles ont acquis de nouvelles capacités ou se sont faits de nouveaux ennemis.

Raison 5 : Des inégalités dénoncées et critiquées 

Par ailleurs, les teen dramas ne sont pas qu’un ramassis de phrases qui ne sont là que pour faire frémir les midinettes. Elles apportent aussi de vraies réflexions sur la vie, des réflexions dans lesquelles chacun(e) peut se retrouver :

« Je sais que vous me prenez toutes pour une idiote, mais je suis pas une idiote. J’accepte de jouer ce rôle que vous me donnez parce que vous en avez besoin (…). Bientôt, on va tous quitter le lycée, et je deviendrai ce que je veux, mais ça sera beaucoup plus dur pour ceux que ses images et ces étiquettes arrangeaient bien. » (Bevin dans Les frères Scott)

Ces séries plaisent tant aux adolescent(e)s et jeunes adultes car ils s’y projettent facilement. Elles mettent en avant des personnages à la limite de la caricature, tout en leur octroyant une personnalité unique. De plus, elles  critiquent les différentes formes d’inégalités auxquelles nous sommes confronté(e)s chaque jour. Ainsi, sexisme, racisme, ségrégation sociale, homophobie, handicap, harcèlement, et discrimination sont au centre de toutes les intrigues. Les teen dramas ne sauraient être réduites à des histoires de cœur et des scénarios improbables.

Des séries qui critiquent l’image que la Société renvoie des femmes 

Par exemple, jamais vous n’entendrez : « L’anorexie est une maladie. Ce n’est pas une mode. » ailleurs que dans Les frères Scott, qui loue pourtant la Mode et défend son intérêt artistique. Skins nous offre une représentation réaliste de ce trouble alimentaire,  notamment dans les épisodes dédiés à Cassie. Gossip Girl évoque ce trouble à travers l’histoire de Blair.

Bien que la plupart des actrices des teen dramas soient magnifiques, peu d’entre elles affichent une taille 0. Cette critique de l’usage que la Société de consommation fait d’une maladie mentale a permis d’ouvrir une brèche et d’éveiller les jeunes consciences. Ces séries ont montré l’anorexie telle qu’elle est véritablement. Il s’agit d’un trouble alimentaire, et non pas un d’un idéal à atteindre. Les teen dramas ont le mérite de démontrer à quel point il est difficile de lutter contre cette maladie.

Des séries gay friendly 

Buffy contre les vampires a été la première série a porter et montrer deux personnages ouvertement lesbiens. À une heure de grande écoute. Dans une série destinée aux adolescent(e)s. Dans un autre but que celui de faire fantasmer les fans. Pretty Little Liars a poursuivi dans cette veine, en montrant à quel point l’homosexualité pouvait être difficile à faire accepter. Degrassi, La nouvelle promo a renouvelé l’exploit en nous présentant le premier personnage gay de confession musulmane. Quant à Riverdale, elle dénonce ouvertement les centres religieux dans lesquels sont enfermés les jeunes gays pour « redressement ».

Les teen dramas mettent habilement en scène les personnages qui s’interrogent sur leur sexualité. Leur public étant majoritairement composé par des jeunes qui se posent ces questions, il est important de leur donner un échos favorable et positif sur leur identité sexuel. Ces shows prônent et défendent l’idée selon laquelle être gay n’est pas un choix. Rejeter son enfant, son ami(e) ou son camarade à cause de sa sexualité, l’est.

Des séries qui ont préfiguré 13 reasons why

Finalement, ce sont ces séries qui ont permis l’avènement d’autres formes de séries. Elles sont pionnières dans le traitement de certains sujets tabous, comme le racisme ordinaire, la ségrégation sociale, le handicap, le suicide, le viol ou le harcèlement. Au moins deux teen dramas ont traité avec brio le topos (lieu commun) de la fusillade : Degrassi, nouvelle génération et Les frères Scott. Les deux dramas ont repris une triste réalité : un jeune harcelé par des personnes populaires décident de prendre en otage un lycée, avant de se suicider. Contrairement à 13 reasons why, toute l’intrigue ne tourne pas autour de ce drame, mais le harcèlement n’en demeure pas moins pointé du doigt. 13 reasons why a repris les codes des teen dramas, tout en s’en détachant, afin de créer un show unique. Toute l’intrigue se centre autour des raisons pour lesquelles un(e) adolescent(e) peut en venir à commettre de tels actes.

De même, tous les teen shows abordent le viol, ou montrent des tentatives de viol. Véronica Mars est sûrement le teen drama qui l’a représenté de la façon la plus percutante et la plus réaliste à travers le souvenir de son personnage principal. Elles ont contribué à dire l’indicible, dans des société où le #metoo n’avait pas alors été inventé. Elles ont probablement permis indirectement l’avènement de ce mouvement d’ampleur international, en mettant en scène des viols réalistes. Commis par un proche de la victime, souvent lors d’une soirée, alors qu’elle avait été droguée.

La ségrégation vivement démontée

Enfin, le tabou de la ségrégation ordinaire est aussi abordé. Que ce soit des personnages qui subissent du racisme ou qui soient racistes, des personnages handicapés, ou pauvres. Les teen dramas démontrent aussi le poids du regard que porte la société sur ces personnages qui n’ont pas les mêmes moyens et les mêmes chances que les autres. Qu’ils soient handicapés, ou socialement discriminés à cause de la couleur de leur peau ou de leur religion, ils se relèvent toujours des obstacles qu’ils ont à franchir. La force des teen dramas est de mettre en lumière ces obstacles, et l’inégalité des chances qui persiste toujours dans nos sociétés. Elles le font autrement que les autres séries, puisque les personnages qui sont discriminés, sont aussi populaires. La plupart du temps. C’est notamment le cas dans Smallville.

Daria, série animée, qui n’est pas un teen drama mais qui en reprend les codes, traite de ces problématiques avec une tonalité cynique. Cette série atypique, qui se moque des teen dramas, est en fait l’un des teen dramas les plus réussis. Daria réalise une satire de la société et de ses inégalités, grâce à ses réflexions pertinentes et teintées d’ironie.

Derrière les drames, un message positif

Ces séries adressent aux adolescent(e)s un véritable message d’espoir. Les personnages insistent régulièrement sur l’importance de se battre, d’affronter ses peurs, et de prendre des risques pour réaliser ses rêves. En effet, les personnes subissant de telles inégalités, dans les médias, sont peu représentées. Lorsqu’elles le sont, elles ne tiennent pas de postes à responsabilités, ou ne sont pas populaires. Elles ne sont que rarement mises en avant.

Dans ces séries, ces personnages sont reines du lycée, sportifs qui parviennent à gagner toutes les victoires, marginal(e) qui finit par trouver sa place dans le monde. Ces personnages sont capables de tout pour protéger ceux qu’ils/elles aiment. Ce sont des adolescent(e)s a priori sans histoire qui désirent réaliser leurs rêves et qui mettront en œuvre tous les moyens pour y parvenir. Les teen dramas nous montrent des personnages forts, sensibles, capables de se relever de tout : des petits comme des grands drames. Rares sont les séries qui donnent autant la parole et le pouvoir aux adolescent(e)s, en retraçant avec justesse les troubles ordinaires de l’adolescence.

Longue vie et prospérité 🙂

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8 Replies to “5 reasons why… (re)voir des teen dramas !”

  1. Bon. Du coup je pense que je fonctionne assez bien avec les contenus que tu proposes.
    Je n’ai pas vu toutes ces séries, mais j’en ai vu quelques unes et j’adore l’argumentaire … ça me donne envie de rerererere-voir Gossip Girl ou OTH …
    Et puis, déjà rien que pour la présence de Jugheah Jones dans l’article, je suis ravie.
    Très bel article à nouveau, merci pour cette lecture agréable !

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