Depuis plusieurs mois, notre rédaction enquête sur les activités de Han Solo, pilote indépendant et propriétaire du Faucon Millenium. Officiellement, Solo est un transporteur. Officieusement, plusieurs sources évoquent des activités de contrebande, de trafic de matériel militaire et de transport de personnes recherchées.
Nous avons pu consulter plusieurs documents, recueillir le témoignage d’anciens collaborateurs et interroger plusieurs spécialistes.
Ce que nous avons découvert dépasse largement le simple trafic de pièces détachées.
Un simple contrôle aérospatial qui vire au drame
Tout commence lors d’un banal contrôle douanier de routine. Les autorités arrêtent le Faucon Millenium, pour vérifier que le brevet du pilote est bien en règle, et que la marchandise est conforme aux lois impériales. *Marcel Patulacci, le brigadier chef remarque d’emblée une pièce suspecte lorsque Han Solo saisit son brevet dans la boîte à gants de son vaisseau, et lui présente son contrôle technique, qui n’est pas à jour.
Dès lors, le Faucon Millenium est perquisitionné, et dans la soute, la brigade impériale découvre notamment : des pièces détachées de croiseur impérial, marchandises dont la provenance reste à déterminer, un blaster, trois bouteilles d’huile de moteur pour Xwing, et deux tonnes de bacta. « C’est pas à moi », précisera Han Solo lors de son interpellation, pendant que son co-pilote, Chewbacca, se contentera de dire « arrrahuuu » en signe de protestation. Une défense qui, selon notre juriste, « n’est pas nécessairement incompatible avec le fait que le matériel se trouvait dans son vaisseau, mais j’émets tout de même un doute sur ce qu’a affirmé le Wookiee en terme de réglementation intergalactique ». Déjà connu des services impériaux pour contrebande, Han Solo semble avoir pris part cette fois-ci à un trafic d’ampleur intergalactique.
Après avoir pris connaissance de cette affaire, notre rédaction a mené sa propre enquête.
Mais qui est vraiment Han Solo ?
Pour commencer, nous avons interrogé son avocat, Maître Obi-Wan Kenobi, spécialiste du droit pénal intergalactique et du maniement de sabre-laser, domicilié à Tatooin. Le but de notre démarche : comprendre qui est vraiment Han Solo. Lorsque nous l’avons interrogé, il nous a affirmé : « Han Solo n’est pas un criminel. C’est un entrepreneur. » Nous lui avons alors montré alors les diverses interpellations à son actif. « D’accord. Un entrepreneur avec un casier judiciaire particulièrement fourni », a fini par concéder le tenancier du barreau, avant de préciser qu’il ne ferait plus aucun autre commentaire sans la présence de son propre avocat.
Nous nous sommes rendus à Corellia, la planète qui a vu naître celui qui deviendrait le plus grand bandit de la galaxie.
Une enfance déjà placée sous le signe de la délinquance
C’est sur Corellia que nous avons retrouvé les premières traces de Han Solo. Les archives locales font état d’un jeune homme ayant grandi dans un environnement peu propice à une carrière dans la fonction publique. Nous avons rencontré une ancienne connaissance de Solo : Lady Proxima, dirigeante d’un réseau criminel local. L’entretien a été particulièrement instructif.
Selon Proxima, le jeune Han aurait travaillé pour son organisation avant de décider de prendre ses distances avec le milieu. Une version des faits que plusieurs sources viennent cependant nuancer. « Il devait me rendre un service », nous a expliqué Proxima. Mais, quel service, précisément ? La réponse est difficile à établir. Les documents que nous avons pu consulter évoquent notamment des vols, des marchandises illégalement acquises et une importante quantité de coaxium. Han Solo, lui, aurait finalement quitté Corellia avec une certaine précipitation.
Nous avons demandé à Lady Proxima si elle considérait Han Solo comme un employé fiable. Elle a ri. Plusieurs années après son départ, Solo aurait donc déjà acquis une certaine expérience dans le transport de marchandises, tout en ayant un don certain pour « égarer » les factures. Une compétence qui allait rapidement lui servir.
Le Faucon Millenium : une acquisition pour le moins opaque
C’est également à cette période que Han Solo aurait mis la main sur son principal outil de travail : le Faucon Millenium. Officiellement, il s’agit d’un vaisseau spatial modifié destiné au transport. Officieusement, plusieurs éléments de son historique posent question.
Le vaisseau aurait été acquis à la suite d’une partie de sabacc organisée avec Lando Calrissian, son précédent propriétaire. Nous avons contacté Lando afin de connaître les conditions exactes de cette transaction. Il nous a expliqué que le Faucon avait été gagné légalement. Nous avons alors demandé s’il disposait d’un contrat de cession. Il nous a répondu qu’il n’en avait pas. Nous avons demandé s’il existait au moins une facture, ou un contrat d’assurance. Il n’a pas souhaité répondre à nos questions. Par conséquent, la rédaction n’a pas été en mesure de vérifier la légalité de la transaction.
Une chose est toutefois certaine : le Faucon Millenium est aujourd’hui enregistré au nom de Han Solo à la prefecture de Corellia. Le véhicule présente en effet plusieurs particularités administratives. Son contrôle technique n’est pas à jour, plusieurs modifications n’ont manifestement jamais été déclarées et certains équipements semblent avoir été ajoutés sans aucune autorisation officielle.
Parmi eux, un système permettant au vaisseau d’atteindre des vitesses particulièrement élevées. Il disposerait également de compartiments secrets, et d’un système de reconnaissance biométrique développé dans le but de bloquer l’accès à des pièces essentielles, comme le cockpit.
Enfin, d’après le document que nous avons pu consulter.
Celui-ci semble avoir été rempli à la main, comporte trois noms différents et la case « puissance du moteur » a été remplacée par « beaucoup ». La préfecture de Corellia n’a pas souhaité répondre à nos questions.
Une dette envers Jabba le Hutt
Mais le Faucon Millenium ne constitue pas le seul problème financier de Han Solo. Nos investigations nous ont également conduits jusqu’à Jabba le Hutt, puissant homme d’affaires, respectable, installé sur Tatooine. Han Solo aurait contracté une dette envers lui. La raison en est aujourd’hui bien connue, toutefois, nous pouvons supposer qu’il s’agit d’une cargaison que Solo devait transporter a été abandonnée en cours de route après l’intervention des autorités impériales.
Plusieurs sources font toutefois état d’activités de recel, de trafic, d’intimidation et de financement de groupes criminels. Ces accusations n’ont jamais été retenues par notre rédaction, Jabba étant présumé innocent jusqu’à preuve du contraire.
Solo affirme avoir été contraint de se débarrasser de la marchandise. Jabba, lui, considère manifestement qu’il aurait pu trouver une autre solution. Nous avons tenté d’obtenir les chiffres du montant exact de la dette. Notre spécialiste financier l’estime qu’ils sont « suffisants pour que Han Solo évite soigneusement de répondre à ses appels ».
Une analyse que nous avons pu confirmer.
Chewbacca, un copilote au statut ambigüe
« Quel est exactement le statut de Chewbacca dans l’entreprise ? », avons-nous demandé au principal intéressé, qui n’a pas souhaité répondre à nos questions. Pourtant, d’après les différents documents que nous possédons, Chewbacca serait en charge du pilotage, mais aussi de la vidange des moteurs, d’entretenir les diverses réparations, telle que la plomberie, ou l’électronique. Le wookie nous a aussi confessé qu’il réalisait diverses tâches ménagères, comme passer l’aspirateur, ou nettoyer les vitres. Notre juriste est formel : « Ce statut n’existe dans aucun registre professionnel consulté. »
Dans plusieurs documents commerciaux, Han Solo affirme avoir effectué le trajet de Kessel en moins de douze parsecs. Nous avons voulu comprendre. Nous avons donc interrogé Maître Yoda, un astrophysicien. « Formulé vouliez-vous… douze parsecs de distance ? ». D’après notre expert, le parsecs est une unité de distance, et non de temps. La rédaction a contacté Han Solo. Il maintient ses déclarations. Son avocat également : « Mon client utilise une terminologie professionnelle. »
Luke Skywalker, un ami particulièrement recherché
Luke Skywalker, ami d’Han Solo, s’est présenté à nous comme un « simple fermier ». Dans les faits, Luke Skywalker, est le pilote qui aurait participé à la destruction de l’Etoile de la Mort, et il serait très proche de l’Alliance, parti politique de Leïa Organa.
Nous avons essayé de comprendre comment il avait pu acquérir une telle maîtrise des vaisseaux spatiaux, il nous a répondu : « Je pilotais des trucs dans le désert. » Nous avons vérifié. Il pilotait des trucs dans le désert.
L’argent de la contrebande aurait financé l’Alliance
Sous l’égide d’une certaine Leïa Organa, l’Alliance a présenté un bilan comptable douteux d’après les documents que nous avons pu saisir à l’URSAF : l’union de recouvrement des cotisations des salariés et des apprentis de la Force.
Les documents comptables sont incomplets. Les dépenses militaires sont considérables, elles comprennent notamment les réparations de leurs X-Wings, qui sont détruits régulièrement, et l’évacuation de leurs bases, ainsi que le financement des repas et autres banquets, avec des e-wokes. En consultant leurs factures, nous avons également relevé plusieurs dépenses dont la justification nous paraît particulièrement difficile à établir.
À titre d’exemple, l’Alliance semble avoir consacré des ressources considérables à la construction et à l’entretien de bases secrètes dont l’emplacement était ensuite communiqué à l’Empire. Le service comptable a refusé de nous expliquer cette stratégie.
Il apparaît également que plusieurs opérations militaires ont été financées grâce à des fonds dont l’origine demeure incertaine. Nous avons donc tenté de retracer les flux financiers. Une partie de l’argent pourrait provenir de missions de transport réalisées par des contrebandiers indépendants. Parmi eux : Han Solo.
Nous avons demandé à l’intéressé et à son avocat s’il considérait avoir financé indirectement l’Alliance rebelle, il n’a pas souhaité répondre à nos questions. D’après nos sources, il aurait également participé à la destruction d’une nouvelle installation militaire impériale.
À ce stade de notre enquête, nous ne savons toujours pas comment un homme poursuivi pour contrebande a pu obtenir une médaille militaire. Nous savons en revanche une chose : son contrôle technique n’est toujours pas à jour.
*Le nom a été changé
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Rédigé par Tsilla Aumigny
Rédactrice en Chef, ex-Enseignante en Lettres Classiques certifiée, Autrice de roman, Scoute toujours, Jedi à ses heures perdues, Gryffondor.

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