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Cinq raisons de regarder Spider-Noir avec Nicolas Cage [CRITIQUE] : La Revue de la Toile
Analyse de la pop culture

Cinq raisons de regarder Spider-Noir avec Nicolas Cage [CRITIQUE]

Evan Garnier

Portée par Nicolas Cage et distribuée par Amazon, Spider-Noir rencontre un succès commercial et critique sur Prime Videos. La série a récemment gagnée cinq Emmy Awards. Voici pourquoi vous devriez jeter un œil à ce Spider-Man, détective de film noir, bien éloigné du ton Marvel MCU classique.

1/ La série Spider-Noir peut être regardée en noir et blanc

Et c’est un cas très rare. En effet, la sĂ©rie a d’abord Ă©tĂ© pensĂ©e en noir et blanc, ce qui se ressent dans chaque plan, tant le travail sur la mise en scène et les dĂ©cors fait ressortir les contrastes et les ombres. C’est de toute beautĂ© !

La sĂ©rie a d’ailleurs Ă©tĂ© nominĂ©e onze fois aux Emmy Awards, un prix rĂ©compensant les meilleures productions tĂ©lĂ©visuelles US. Spider-Noir elle a remportĂ©e cinq prix : Meilleure Photographie, Meilleur Montage Sonore, Meilleurs Effets SpĂ©ciaux, Meilleure Coordination des Cascades, et enfin Meilleur Visuel pour un GĂ©nĂ©rique.

Le noir et blanc a Ă©tĂ© choisi pour mieux nous plonger dans les annĂ©es trente. Bien entendu, c’est donc un clin d’œil au cinĂ©ma de l’Ă©poque, nous y reviendrons.

Cette idĂ©e ne sort pas de nulle part. Car les comics de la gamme Marvel Noir (Spider-Man Noir, Iron Man Noir, Luke Cage Noir, oui oui), prĂ©sentent dĂ©jĂ  un monde Marvel alternatif, dans lequel nos hĂ©ros Ă©voluent Ă  l’Ă©poque de la Prohibition et d’Al Capone. Si les comics Ă©taient bel et bien en couleurs, ils optaient volontairement pour une esthĂ©tique nocturne et dĂ©-saturĂ©e, oĂą les nuances de noir et de gris dominent.

Planches du comics Spider-Man Noir. Source : © Marvel Comics. Panini Comics. Tous droits réservés.

Ce n’est pas la première fois que l’univers Noir s’incruste sur nos Ă©crans. En effet, l’incroyable film d’animation Into the Spider-Verse (Spider-Man : New Generation), ainsi que le jeu vidĂ©o Spider-Man : Shattered Dimensions, prĂ©sentaient Ă©galement une version du Spider-Man Noir. Et dĂ©jĂ , entièrement en noir et blanc pour le personnage du film d’animation.

2/ …Mais la sĂ©rie Spider-Noir peut aussi se regarder en couleur !

Bien que cette critique de Spider-Noir vous conseille le noir et blanc pour profiter pleinement de la proposition esthĂ©tique, la sĂ©rie peut aussi parfaitement se regarder en couleur, selon les prĂ©fĂ©rences. C’est d’ailleurs Nicolas Cage lui-mĂŞme qui a proposĂ© l’idĂ©e d’une version en couleur. Sachant bien que les jeunes gĂ©nĂ©rations ne sont pas familières avec le noir et blanc, l’acteur y voit une porte d’entrĂ©e critique. Qui pourrait ensuite pousser le spectateur a revisionner la sĂ©rie Spider-Noir en monochrome. Et par la suite, dĂ©couvrir les classiques du cinĂ©ma des annĂ©es quarante et cinquante. Un pari Ă  la fois pragmatique et audacieux donc !

Une comparaison entre les versions couleur et noir et blanc. Dans les deux images, Spider-Man est sur un toit sous la pluie et l'orage. Un éclair déchire le ciel, illuminant sa veste et son chapeau.
Une comparaison entre les versions couleur et noir et blanc. Source : © 2026 Sony Pictures Television / Marvel Entertainment. Tous droits réservés.

Toutefois, n’allez pas imaginer que la version colorisĂ©e est une version au rabais. Bien au contraire ! Elle a bĂ©nĂ©ficiĂ©e d’un vrai travail esthĂ©tique, qui lui donne un charme qui lui est propre. Les couleurs saturĂ©es sont tempĂ©rĂ©es par une patine surannĂ©e qui donne une impression rĂ©tro bien spĂ©cifique. Comme si l’on avait recolorisĂ© l’oeuvre après-coup (ce qui n’est pas si loin de la vĂ©ritĂ©). Certaines choses fonctionnent mĂŞme mieux en couleur, Ă  l’image du costume de scène dorĂ© de Cat Hardy. Ou encore des discussions (courtoises mais tendues) au soleil sur le balcon du mafieux Silvermane.

Une comparaison entre une photographie en couleur et en noir et blanc. Une femme d'apparence latino lit une bande dessinée dans un bureau. Une fenêtre sur le côté laisse passer la lumière.
Janet lisant au bureau. Une comparaison entre la couleur et le noir et blanc. Source : © 2026 Sony Pictures Television / Marvel Entertainment. Tous droits réservés.

3/ Spider-Noir est un hommage au film noir et au polar hardboiled

Dès les premières minutes de la sĂ©rie Spider-Noir, tous les ingrĂ©dients critiques du film noir sont lĂ . Ben Reilly, le Spider-Man quarantenaire incarnĂ© par Nicolas Cage, est un dĂ©tective privĂ© dĂ©sabusĂ© et en manque chronique d’argent. S’il manie rĂ©gulièrement l’humour de l’homme-araignĂ©e, c’est pour le magnifier d’une bonne dose de cynisme. Cynisme qui sert Ă  supporter sa culpabilitĂ©. Car notre hĂ©ros a vu sa bien-aimĂ©e pĂ©rir sous ses yeux. Et a raccrochĂ© son costume de justicier (il se faisait appeler l’AraignĂ©e). Se refusant dĂ©sormais Ă  utiliser ses pouvoirs (en principe du moins).

Mais la sĂ©rie nous donne un aperçu de ses capacitĂ©s dans une scène juste avant, oĂą notre justicier se balance de buildings en buildings, et dĂ©localise les rotules des malfrats locaux, sans faire dans la dentelle. Ă€ ce propos, ne vous inquiĂ©tez pas, la sĂ©rie ne nous fait pas poireauter jusqu’au dernier Ă©pisode… On voit très souvent le costume et les pouvoirs d’AraignĂ©e en action.

Ainsi, la sĂ©rie joue avec dĂ©lice avec tous les codes des films noirs des annĂ©es cinquante. Notre hĂ©ros va se retrouver Ă©videmment pris dans la toile d’une affaire qui le dĂ©passe, et va bien entendu croiser la route d’une femme fatale. Les notes de jazz et de blues sont bien lĂ  pour accompagner le spleen sous-jacent de la sĂ©rie (tempĂ©rĂ© par les rĂ©gulières notes d’humour très bien dosĂ©s, contrairement au MCU). Le gĂ©nĂ©rique d’ouverture notamment, est un petit rĂ©gal, qui se permet de jouer avec des influences anciennes pour les moderniser. Et le petit tintement final me rappelle furieusement celui du gĂ©nĂ©rique de Jessica Jones !

Le générique de Spider-Noir, chanté par Kirby. “Saving Grace” — KIRBY © Epic Records

Ă€ ce propos, si vous avez aimĂ© Jessica Jones, vous serez comme Ă  la maison ! Tant les personnages de Nicolas Cage et Krysten Ritter partagent le mĂŞme ADN, issu d’Ĺ“uvres comme le Faucon Maltais, Assurance sur la Mort, Le Grand Sommeil ou encore La Soif du Mal. En fait, il ne manque plus Ă  nos deux dĂ©tectives privĂ©s que la pluie battante, la surconsommation de tabac et ; pour ce qui est de Ben Reilly, le monologue intĂ©rieur dĂ©pressif, voir apocalyptique, façon Max Payne.

Une filature à haut risque. Extrait du Faucon Maltais, film avec Humphrey Bogart, tiré du roman de Dashiell Hammett. Source : © 1941 Warner Bros. Pictures. Tous droits réservés.

Comme dans les polars hardboiled (pensez Ă  True Detective ou Seven), un autre point commun des deux personnages, c’est leur vision « adaptable » de la morale. Comprenez moi bien, ils ont un très fort sens de la justice… Mais ce dernier ne paye pas toujours les factures. Et mettre la pression aux suspects fait partie de leur arsenal pour faire avancer l’enquĂŞte. Nous avons ainsi des hĂ©ros qui flirtent avec les limites du lĂ©gal et de la morale. Et c’est très rafraichissant de voir Spider-Man faire ça !

Le geste mythique de l’AraignĂ©e. Source : © 2026 Sony Pictures Television / Marvel Entertainment. Tous droits rĂ©servĂ©s.

Il est Ă  noter que si les capacitĂ©s physiques de Ben Reilly sont bien au dessus d’un humain normal (quand il daigne utiliser ses pouvoirs), son AraignĂ©e est plus vulnĂ©rable que ce Ă  quoi Peter Parker nous a habituĂ©. Moins fort, moins rĂ©sistant, moins rapide (et surtout un peu rouillĂ©), les balles ou mĂŞme les matraques peuvent ĂŞtre dangereuses pour lui. Notre hĂ©ros doit ainsi utiliser son intelligence, se faire discret et se fondre dans les ombres. Ce qui justifie d’autant plus qu’il ne prenne pas de gants (quitte Ă  tuer en lĂ©gitime dĂ©fense). Il utilise tous les avantages Ă  sa disposition. Une approche que l’on retrouvait dĂ©jĂ  dans les comics, Into the Spider-Verse (oĂą Cage prĂŞtait dĂ©jĂ  sa voix au Spider-Noir) et Shattered Dimensions.

Une image du jeu PS3. Le spider-man Noir attaque un malfrat par surprise dans son dos.
Une image du jeu Spider-Man : Dimensions. Source : © 2010 Activision Publishing, Inc. / Marvel Entertainment. Tous droits réservés.

Parenthèse critique : mais pourquoi Ben Reilly, et pas Peter Parker ?

En effet, dans les Ĺ“uvres citĂ©es juste au dessus, c’est bel et bien un Peter Parker plus âgĂ© qui endosse le chapeau, l’imper et les lunettes du Spider-Man Noir. Alors, pourquoi ce changement critique ?

Eh bien, vous vous en doutez, c’est une question de droits. En effet, pour la faire simple, Sony possède la majoritĂ© des droits sur l’univers Spider-Man. Grâce Ă  un accord très prĂ©cis avec Disney et Marvel Studios, ces derniers peuvent utiliser Spider-Man dans le MCU (Tom Holland). Mais, en contrepartie, Sony s’engage Ă  ne pas utiliser Peter Parker en films ou sĂ©ries live-action (pour ne pas faire de l’ombre au Spider-Man made in MCU). C’est pour ça que Sony met les bouchĂ©es double en animation, et qu’ils nous inondaient jusqu’Ă  prĂ©sent de semi-daubes sans Spider-Man en live-action (coucou Venom, Kraven, Madame Web…).

D’oĂą l’utilisation du nom Ben Reilly dans la sĂ©rie. Dans les comics, c’est un clone de Peter Parker qui prend ce nom pour se diffĂ©rencier de l’original.

Mais il y a aussi une autre raison. Marvel Comics impose des conditions très strictes pour faire apparaĂ®tre Peter Parker en live-action, pour ne pas trop s’Ă©loigner du personnage des comics. Ainsi, Peter Parker Ă  l’Ă©cran ne pas : Tuer (exceptĂ© en lĂ©gitime dĂ©fense), il ne peut pas fumer, ni boire Ă  l’excès, sauf s’il porte le costume noir… Ou encore il ne doit pas ĂŞtre homosexuel. Ce n’est pas une blague, c’est vraiment marquĂ© sur le contrat.

Extrait d'un contrat papier entre Sony et Marvel. On peut y lire que l'adaptation à l'écran de Spider-Man obéit à plusieurs contraintes.
Un extrait du contrat en question. Source : WikiLeaks.

Aussi, cela aurait Ă©tĂ© compliquĂ© de faire une sĂ©rie dans le ton « film noir » avec toutes ces limitations. Remplacer Parker par un variant Ben Reilly permet ainsi d’allĂ©ger (en partie) cette pression. Et donc, autorise bien plus de libertĂ©s crĂ©atives. Enfin, rien ne dit que Ben Reilly n’est pas Peter Parker… Il y a une sĂ©quence oĂą le personnage de Nicolas Cage, qui a combattu en France durant la Première Guerre Mondiale, sous-entend qu’il a possiblement changĂ© son nom au retour de la guerre. De surcroĂ®t, lors de la sĂ©quence d’intro, il sous-entend quelque chose qui peut-ĂŞtre interprĂ©tĂ© comme une aventure oĂą il se serait rendu dans d’autres Univers que le sien. Suivez mon regard…

Au passage, encore une production Ă©tasunienne qui prĂ©tend que le rĂ´le des USA a Ă©tĂ© dĂ©cisif dans la Première Guerre Mondiale… Alors qu’ils se sont ramenĂ©s Ă  minuit moins le quart, avec de faibles effectifs, des soldats peu prĂ©parĂ©s et un impact sur le terrain relativement limitĂ©…

4/ Des acteurs très impliqués, notamment Nicolas Cage

En effet, nous connaissons l’amour du neveu de Francis Ford Coppola pour les comics. Son nom de scène Cage vient du super-hĂ©ros Luke Cage. Et c’est le seul acteur a avoir interprĂ©tĂ© non pas un, non pas deux, mais trois super-hĂ©ros majeurs : Ghost Rider, Superman, et maintenant Spider-Man. Rien que ça ! (et on peut mĂŞme rajouter Big Daddy).

Nous connaissons aussi la propension de l’acteur Ă  se donner Ă  fond dans des projets originaux (je vous conseille, par exemple, le jubilatoire Mandy). On sent que Nicolas Cage s’amuse Ă  incarner cette version de Spider-Man, qu’il voulait unique dès le dĂ©part. Il a dĂ©clarĂ© vouloir jouer le personnage comme une araignĂ©e qui imiterait un ĂŞtre humain. Si la formule est un peu exagĂ©rĂ©e, elle rĂ©sume assez bien le personnage. Cerise sur le gâteau, le mĂ©tier de dĂ©tective privĂ© de notre protagoniste lui impose rĂ©gulièrement de se faire passer pour quelqu’un d’autre. Pour, par exemple, interroger un tĂ©moin. Autant d’occasions pour l’interprète Ă©tasunien de montrer toute l’Ă©tendue de son jeu d’acteur, quitte Ă  partir dans des interprĂ©tations plus comiques et dĂ©jantĂ©es.

Un homme en costume (Nicolas Cage) boit son verre en fumant de l'autre main. Un air pensif (ou concentré ?). La scène est en noir et blanc.
Ben Reilly, très concentré. Source : © 2026 Sony Pictures Television / Marvel Entertainment. Tous droits réservés.

De surcroĂ®t, l’Ă©goĂŻsme occasionnel dont peut faire preuve Ben Reilly (du genre Ă  reprendre une pièce de monnaie Ă  un mendiant juste après l’avoir amadouĂ© avec) montre les difficultĂ©s Ă©conomiques des Etats-Unis durant la Grande DĂ©pression. Une pĂ©riode Ă©prouvante, oĂą les Ă©conomies de bouts de chandelle Ă©taient quotidiens et la tentation de l’argent facile omniprĂ©sente. Ce contexte pessimiste a marquĂ© les rĂ©alisateurs de films noirs, et influencera leurs Ĺ“uvres lors des dĂ©cennies suivantes. En effet, le genre prendra son essor dans les annĂ©es quarante et cinquante. D’une certaine façon, la sĂ©rie, qui se dĂ©roule en 1932, est donc un « prĂ©-film noir ». Elle se nourrit Ă  la source mĂŞme du genre.

Naturellement, la figure de la femme fatale est bien présente. Dans cet univers, la Chatte Noire (Felicia Hardy) a été réinterprétée sous les traits de Cat Hardy, une chanteuse de blues. À la fois charmeuse, manipulatrice et fragile ; son personnage est assez captivant.

Comparaison entre couleur et noir et blanc. Une chanteuse s'apprête à entrer en scène. Des baguettes formant un soleil ornent ses cheveux.
Que ce soit en couleur ou en noir et blanc, cette chanson apporte un peu de soleil dans la vie de Ben… Source : © 2026 Sony Pictures Television / Marvel Entertainment. Tous droits rĂ©servĂ©s.

Les alliĂ©s du hĂ©ros ne sont pas en reste. Son assistante, Janet, est pleine de ressources, très douĂ©e en enquĂŞte Ă©galement. Quelque part le « MVP » de la sĂ©rie. Quant Ă  son ami reporter Robbie, qui s’avère ĂŞtre afro-amĂ©ricain, il permet de faire avancer l’enquĂŞte lĂ  oĂą les autres ne peuvent pas se rendre. LĂ  oĂą beaucoup de productions Ă©tasuniennes forcent le trait sur les questions ethniques et sociĂ©tales, Spider-Noir au contraire, fait montre d’une intelligence remarquable. Robbie n’est pas un personnage dĂ©finit par sa couleur de peau. Il est simplement victime de racisme parce qu’il vit dans une Ă©poque oĂą la sĂ©grĂ©gation et le racisme Ă©taient omniprĂ©sents aux Etats-Unis.

L’antagoniste Silvermane, est lui jouĂ© par le vĂ©tĂ©ran Brendan Gleeson. Il apporte une prĂ©sence grave, Ă  la fois rustique et distinguĂ©e, Ă  ce mafieux impitoyable. Il installe toujours un mĂ©lange entre la complicitĂ© de façade et une tension permanente. C’est d’autant plus vrai avec le personnage de Cat Hardy (notamment si vous connaissez les liens des deux personnages dans les autres mĂ©dias). Un antagoniste efficace qui, malgrĂ© sa fonction similaire, sait se diffĂ©rencier du CaĂŻd des sĂ©ries Daredevil, ou du Cottonmouth de la sĂ©rie Luke Cage.

Quant aux autres antagonistes, ils sont tout aussi intĂ©ressants, et très bien rĂ©interprĂ©tĂ©s. Sandman est bien dĂ©veloppĂ©. Tombstone est imposant (mĂŞme si j’avoue, j’ai passĂ© la moitiĂ© de la sĂ©rie Ă  le prendre pour le LĂ©zard). Electro est Ă  la fois très divertissant et un peu agaçant.

Un mot sur les deux personnages vraisemblablement irlandais : Silvermane justement, et le gamin des rues, Franckie. Leur accent patois en VO est absolument dĂ©licieux ! Chacune de leurs phrases est hilarante (« Da Spoida ! »), sans pour autant casser l’aura apportĂ©e par leurs personnages. Et ça c’est fort !

C’est la raison pour laquelle je vous conseillerais (de prĂ©fĂ©rence) la VO. La VF doit ĂŞtre très bien aussi, mais personnellement, j’ai vraiment du mal Ă  me faire au nouveau doubleur de Nicolas Cage, tant la voix du regrettĂ© Dominique Collignon-Maurin Ă©tait mythique et collait parfaitement Ă  l’acteur.

5/ Spider-Noir est une série courte et bien rythmée

Huit Ă©pisodes de quarante-cinq minutes. Une seule saison qui conclut ses enjeux. Un petit tour et puis s’en va. Ce n’est pas une sĂ©rie fleuve, ni une sĂ©rie oĂą il ne se passe rien pour gagner du temps (et de l’argent). Spider-Noir sait ce qu’il a Ă  raconter et le raconte efficacement. Tout en s’amusant Ă  varier les situations, jusqu’Ă  glisser parfois sur le registre de l’horreur. Je n’en dis pas plus. Personnellement, j’ai dĂ©vorĂ© la sĂ©rie en deux jours et demi en prenant mon temps.

Après visionnage, elle donne envie d’en voir encore plus. Et c’est prĂ©cisĂ©ment le bon moment pour s’arrĂŞter, avant de faire une saison de trop. Il y aurait eu encore la matière pour faire une suite. La sĂ©rie Spider-Noir a bien fonctionnĂ©, tant sur le plan commercial que critique. Mais elle restait onĂ©reuse et n’a pas explosĂ© les audiences au point de rendre une seconde saison obligatoire pour Amazon. Si l’on peut rĂŞver d’une future sĂ©rie Spider-Man dans d’autres univers, je pense qu’il y a du bon Ă  se contenter d’une Ĺ“uvre courte et très qualitative… Et qui sait, peut-ĂŞtre que l’on recroisera le personnage dans le film Beyond the Spider-Verse ?


Rédigé par Evan Garnier

Rédacteur, Relecteur SEO, Administrateur du groupe facebook « La Galaxie de la Pop culture », écrivain amateur de bières, comicsophile, regarde des vidéos youTube sur des sujets que lui seul comprend

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Référence bibliographique

Evan Garnier. (2026). Cinq raisons de regarder Spider-Noir avec Nicolas Cage [CRITIQUE]. La Revue de la Toile. https://revuedelatoile.fr/cinq-raisons-de-regarder-spider-noir-avec-nicolas-cage-critique/

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2 rĂ©ponses Ă  “Cinq raisons de regarder Spider-Noir avec Nicolas Cage [CRITIQUE]”

    • Bonjour, merci pour votre commentaire qui tente dĂ©busquer une IA inexistante, mais votre talent consacrĂ© aux enquĂŞtes semble quelque peu connaĂ®tre une panne 🙂 Evan – sans s- ne possède en effet aucun abonnement Ă  chatgpt+ et si les formulations vous semblent trop parfaites pour ĂŞtre humaines, la rĂ©daction vous remercie de tout cĹ“ur de ce joli compliment. N’hĂ©sitez pas Ă  vous balader sur le site et Ă  lire d’autres articles.

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