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Jacques Martel est écrivain de SF et Fantasy. Il a notamment publié Bloody Marie et la saga Le sacrifice du guerrier. Nous vous proposons de découvrir cet écrivain de talent.

Son premier roman et sa suite la série Le sacrifice du guerrier, sortis en 2006, avaient déjà alléché les pupilles des fans de Fantasy. Au programme : de la baston, un personnage principal légèrement torturé, un scénario Starwarsien, et bien entendu, une Reine badasse. Sa plume était encore jeune, mais prometteuse. Quant à l’univers, il était tout simplement fantastique, sans mauvais jeu de mots.

En 2013, Jacques Martel emmène son lecteur dans des temps antérieurs à sa première histoire. La guerre de l’Hydre s’annonçait d’emblée comme une épopée qui mêle un univers prolifique, une écriture sensible et de l’hémoglobine à foison. En 2014, c’est un retour vers le futur que nous proposait cet auteur avec Bloody Marie. Une épopée dans l’espace qui mettait en scène un robinson des temps modernes.

Jacques Martel portrait en noir et blanc
Jacques Martel est un homme qui porte une barbe grisonnante et de longs cheveux clairs. Il est vêtu d’une chemise. Source : Jacques Martel, collection personnelle

Fan de S.F et de jeux de rôles -et oui, encore un auteur qui a bu des litres de café pour tenir une partie interminable de Donjons et Dragons– Jacques Martel développe ses scénarios et son univers sur le mode d’un maître du jeu ! Un régal pour les rôlistes ! Voici ses réponses à nos questions :

1) Jacques Martel, tu es écrivain de SF et Fantasy, mais pas que…dis-nous en plus sur ta vie de moldu ?

Actuellement, je vis dans un petit village cerné par les bois, à côté de l’océan Atlantique. Le paradis.
A l’origine, je suis dessinateur-projeteur (industriel, pour faire court) dans le domaine de l’installation d’usine.
Je trempe également de temps à autre dans l’infographie 3D, pour la reconstitution de bâtiments anciens disparus.
Et bien avant cela, tout jeune déjà, j’étais gros lecteur. J’ai dévoré, à la bibliothèque municipale de la ville de mon enfance (Maurepas, 78), tous les livres dispos de la bibliothèque rose, puis verte, puis rouge et or. Il faut savoir que la bibliothèque de cette ville nouvelle sortie de terre moins de dix ans auparavant, avait été faite par don des habitants. Un jour, je suis tombé sur le rayon SF, au fond à droite, un peu au-delà du bac des BD (dans lequel les Six Voyages de Loane Sloane, de maître Druillet m’ont mis une claque).

Je revois encore la scène.

Là, se trouvait, sur le rayon du haut, quelques antiques Fleuve Noir avec la fusée sur la tranche, puis les Bleus, puis les Blancs, en dessous, les Ailleurs & Demain avec leurs couvertures argentées, puis les livres de poche. J’ai commencé par les désuets Fleuve Noir, pour dévorer ensuite le rayon. Les littératures de l’imaginaire m’avaient attrapé… Et à une époque sans télé (dans mon cas), sans magnétoscope ou DVD, sans jeux vidéos, sans internet, les loisirs se répartissaient entre les copains, le sport, et la lecture. Et comme un peu plus tard, une seconde bibliothèque s’est ouverte, aux Sept Mares, un quartier de Maurepas…

Adolescent, le cinéma SF et Fantastique est venu se greffer dessus, puis le jeu de rôle a débarqué avec Advanced Dongeons & Dragons.

2) Quand as-tu commencé à écrire ?

En 1999, avec deux amis, j’ai cofondé les Editions Harnois (mortes en 2005), qui ont créé, entre autres, les magazines Histoire Médiévale, Histoire Antique, et l’Art de la Guerre. Durant les années précédentes, nous avions fait partie d’une association de reconstitution historique axée sur le XIIIème siècle. Je m’étais passionné pour les récits écrits par les contemporains des événements de cette époque, et particulièrement pour les anecdotes mettant en lumière la façon particulière de penser de certains personnages. Anecdotes que je racontais et répétais sans m’en lasser autour de moi.

Un jour, l’un de mes associés m’a proposé de les placer dans le magazine Histoire Médiévale, sous la forme d’un récit court tenant sur deux page, plutôt que « de leur casser les c… avec » ! C’est comme ça que j’ai commencé. Mais sans l’idée d’écrire un jour des romans. Cela ne m’était d’ailleurs jamais passé par la tête.

3) Parlons de ta passion : l’Histoire. Peux-tu nous dire quelles sont tes périodes préférées et en quoi cela influence ton écriture ?

J’aime le Moyen-âge de la période Saint-Louis, Philippe Auguste, et Richard Cœur de Lion. Sinon, j’aime l’Antiquité. Mais ce sont plus la façon de penser des personnes, la vie quotidienne, le côté humain, les exploits ou les méfaits qui m’intéressent. Les grandes dates, les manœuvres politiques, ne sont pas ma tasse de thé, d’ailleurs, je ne les retiens pas.

C’est dans l’état d’esprit de ces gens que je puise pour beaucoup de mes personnages.

4) Pourquoi écrire des œuvres majoritairement inspirées par la pop culture ?

Je ne me suis jamais posé la question. D’ailleurs lorsque j’ai commencé, on ne parlait pas de « pop culture ». On parlait de Science-Fiction, d’Heroic Fantasy, de Fantasy, de Fantastique, sans les lier entre elles sous ce terme.
Je ne me suis pas dit : tiens, j’ai envie d’écrire ; mais que vais-je écrire ? Littérature « blanche » (comme on dit), ou « de genre » (comme on dit également) ? Ce n’était pas un choix. D’ailleurs, je n’en avais pas. Je ne pouvais écrire qu’à partir de ce qui me passionnait, c’est-à-dire l’imaginaire.

5) Tu es adepte des Arts Martiaux. Lesquels as-tu pratiqués et en quoi cela se retrouve-t-il dans tes écrits ?

J’ai pratiqué l’escrime ancienne (épée-bouclier, épée deux mains, armure, bâton, etc.), le Jiu-Jitsu, et le Jitsu Ryoku.
D’ailleurs, en parlant de ce dernier, je me rappelle y avoir croisé une toute jeune personne (à l’époque), avec qui nous avons échangé quelques bleus. Je pense qu’elle s’entraînait en vue de devenir Cheffe du Monde. Tu la connais peut-être ? Voire même rencontrée ? Le monde est si petit…[*Ndlr : je ne vois absolument pas de qui il parle, mais ça devait être une fille bien]
Pour en revenir à ta question, la pratique des Arts Martiaux m’aide dans la façon de voir, et de décrire, les combats dans mes romans. Rapide, simples, ne pardonnant pas l’erreur.

6) Tes personnages féminins sont loin des archétypes de femmes douces et fragiles, pourquoi ?

Peut-être parce que je n’en connais pas de douce et fragile ? Que je n’ai donc pas d’exemples autour de moi pour m’inspirer ? Plus sérieusement, je pense que dans les situations de conflit, de pouvoir ou de survie, les femmes sont aussi redoutables et tenaces que les hommes.

Il suffit de lire les récits, toutes époques confondues, écrits par les contemporains. On y retrouve des femmes guerrières, des femmes pirates, des femmes dirigeantes, des femmes diplomates. Toutes redoutées, respectées ou admirées, (les trois parfois), suivant la situation.

7) Peux-tu nous parler de tes projets d’écriture ?

Il est un peu tôt pour en parler en détail. Mon prochain roman s’appelle La Voie Verne, sortira le 17 janvier 2019. Il s’agit d’un roman de Science-Fiction, se situant dans un avenir proche. C’est la première histoire à laquelle j’ai pensé, en 2002, lorsque l’idée d’écrire un roman m’a traversé l’esprit. J’avais la trame générale, le début, la fin, mais je ne voyais pas comment mettre tout ça en place. Alors j’ai laissé tombé. Quelques années plus tard je me suis lancé dans l’écriture de Sacrifice du Guerrier. J’ai régulièrement songé à La Voie Verne pendant la rédaction de mes autres romans, prenant des notes de-ci de-là. Je m’y suis finalement remis en fin 2013 début 2014.

8) Jacques Martel, quels sont les passages que tu as préféré écrire toutes œuvres confondues ?

Ceux qui me viennent comme ça, sont : la dernière scène avec le Reine Vierge dans Sacrifice du Guerrier ; la prise de conscience du Roi Solitaire sur son destin, dans SdG également ; les scènes de combats avec les Shivas dans Bloody Marie ; les souvenirs de la Fosse du jeune messager Ryan dans la Guerre de l’Hydre ; les interventions de l’agent de la Répression des fraudes Fabien Lamprin, et ses rencontres avec John Erns, dans La Voie Verne. Il ne s’agit pas forcément des scènes les plus importantes des romans, mais de celles dont l’écriture m’a procuré un véritable sentiment de jubilation, qui fait taper du poing sur la table en disant yes ! yes !! yes !!!

Merci Jacques Martel !

Si vous désirez découvrir ses livres, n’hésitez pas à lire nos critiques de Bloody Marie et La voie Verne

Relu par Margot Dupont

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Tsilla Aumigny

Rédigé par Tsilla Aumigny

Rédactrice en Chef, ex-Enseignante en Lettres Classiques certifiée, Autrice de roman, Scoute toujours, Jedi à ses heures perdues, Gryffondor.

Comments

Une réponse à “[INTERVIEW] l’écrivain Jacques Martel”

  1. […] Jacques Martel est un écrivain passionné de jeux de rôles, d’Histoire et d’Arts martiaux. Il a écrit plusieurs livres dont notre coup de cœur du jour : Bloody Marie. Le roman est paru le 22/08/2014 chez Mnémos.  […]

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