La bande-son est l’âme d’un jeu vidéo. Et nombre de musiques sont devenus cultes à travers le temps. Des bandes originales philarmoniques aux OST totalement inattendues et méconnues, pour célébrer la Fête de la Musique, la Revue vous propose son top des musiques de jeux vidéo. Et il va y avoir des surprises !

(D’autres articles sur les musiques de jeux vidéo sont en préparation. Ne vous inquiétez donc pas si certains classiques ne se trouvent pas ici, c’est normal. Car il faut bien que l’on en garde sous le pied !)

10e meilleure musique de jeu vidéo / Orphan Wolf Legend (Yasha’s theme), Asura’s Wrath

Asura’s Wrath™ © Capcom

Asura’s Wrath est le jeu vidéo le plus Épique qui soit (et qui sera). Ça, c’est dit. Remballez vos God of War, Devil May Cry et autres Metal Gear Rising. Le jeu vidéo n’aura jamais connu une telle démesure dans l’échelle des affrontements, le too-much permanent et l’Epicness.

D’entrée de jeu, Asura’s Wrath pose le contexte. En effet, un dieu cyborg observe le monde depuis l’espace, jugé sur un croiseur interstellaire doré. C’est alors que la caméra dézoome pour révéler des milliers de vaisseaux identiques en ordre de bataille. Asura plonge vers la planète… Soudainement, la surface explose pour révéler une créature cosmique GIGANTESQUE, tenant lieu et place de noyau terrestre ! Je viens de vous raconter la première minute de jeu. Bienvenue dans Asura’s Wrath.

Cet anime interactif, offrant de belles séquences de beat them all, est largement inspiré de la mythologie hindu, réinterprétée sous l’angle du space opera. Donc, un patchwork d’influences, qui ont toutes en commun un goût prononcé pour la démesure de puissance et les scénarii de fou furieux. Alors il aurait été logique d’attendre une musique turbo-épique. Pourtant, une bonne partie de l’OST d’Asura’s Wrath est… Étrangement calme. In Your Belief, le thème principal, porte en lui toute l’émotion du scénario. Une magnifique chanson, dont les paroles ne prennent leur sens qu’une fois le jeu terminé. Mais c’est Orphan Wolf Legend qui se démarque le plus !

Le thème de Yasha, le meilleur personnage du jeu (et ancêtre de Jetstream Sam). C’est une ballade très étonnante, puisqu’elle est en grande partie sifflée ! (respect à l’endurance du chanteur, qui a dû se défoncer les lèvres). L’ambiance western correspond parfaitement au loup solitaire Yasha, trait d’union entre les figures du samurai/ninja et du cowboy. De plus, Yasha tire sa force de la mélancolie. La musique est elle aussi rongée par les regrets et la nostalgie. Ce qui ne l’empêche d’amorcer un virage totalement endiablée sur la seconde moitié ! En effet, cela accompagne à merveille l’un des passages les plus jouissifs du jeu, où notre ninja remonte à toute allure toute une station spatiale pour aller savater un mecha buddha titanesque, plus grand qu’une planète !

9e/ You are the Wheelman, Driver

Driver™ © Ubisoft

Quand j’étais petit, mes parents ne voulaient pas m’acheter Grand Theft Auto. Un peu trop violent pour un gamin de dix ans. Et surtout, ils m’avaient offerts la PlayStation 1 sur le tard, quasiment au moment où la PlayStation 2 allait sortir. Alors, pour compenser, ils m’ont offerts des jeux qui ressemblaient : Driver 1 et 2. Eh bien, je ne les remercierais jamais assez ! Car cela m’a permis de découvrir ces pépites aujourd’hui oubliées !

Driver est une saga maudite. Révolutionnaire à l’époque de sa sortie (on parlait même du genre Driver-like), Driver nous mettait dans la peau de Tanner, un as du volant, flic infiltré dans la mafia. Mais Driv3r a eu la malchance de sortir non terminé. En même temps qu’un certain… Grand Theft Auto 3. Le succès colossal du jeu de Rockstar a complètement éclipsé Driver, qui paraissait à la traîne en comparaison.

Et pourtant, Dieu que la musique de Driver était géniale ! (voir Miami Getaway Night, qui est incroyable). Quant au thème principal, You are the Wheelman, il encapsule parfaitement cet esprit des oeuvres de flics et de gangsters des années 80-90. Façon Starsky & Hutch, Miami Vice, Scarface, Heat (et plus récemment Baby Driver ou un autre joyau oublié, Funky Cops)… Une composition jazzy, endiablée, qui rappelle le soleil de San Francisco, et surtout Miami. Ca commence en louvoyant, comme si la musique elle-même était infiltrée, avant de crâner sur de la technique, puis d’envoyer à fond les cuivres dans une symphonie triomphale et hollywoodienne. Une pure musique feel good et motivante pour triompher (ou pas) du légendaire tuto infernal du parking. « T’as ruiné la caisse, mec ! »

8e / Children of the Omnissiah, Mechanicus

Warhammer 40,000: Mechanicus™ © Kasedo Games

Le français Guillaume David a eu le privilège de composer la musique du jeu Mechanicus en jouant sur l’orgue de la cathédrale d’Angoulême. Mechanicus, CRPG tactique dans l’univers de Warhammer 40 000, nous place dans les rouages mécaniques et les robes ecclésiastiques des techno-prêtres de Mars. Vénérant le Dieu-Machine et la connaissance, ces fanatiques dérangeants à la tête d’armées skitarii, remplacent progressivement leur chair humaine par des implants cybernétiques. Cette ambivalence se retrouve dans chaque note de l’OST.

Cette dernière contient plusieurs pépites, comme Noosphere et son solo d’orgue démentiel, mais la meilleure piste est sans conteste Children of the Omnissiah. Une transe hypnotique où les chants liturgiques montant vers les cieux se mêlent parfaitement aux bruissements informatiques, et au mouvement sourd des engrenages et des martellements de l’industrie en fond.

Avec cette musique, Guillaume David a réussi à toucher du doigt le Divin, tout en nous questionnant sur notre rapport quasiment mystique et superstitieux avec la technologie. L’Adeptus Mechanicus n’a rien de lointain. Beaucoup d’entre nous (votre serviteur y compris) ignorent comment fonctionnent concrètement leur smartphone ou leur voiture. Nous parlons à notre ordinateur dès qu’il plante, comme s’il allait nous répondre. Ou encore, nous accomplissons un rituel automatique précis pour qu’une page web qui traîne se charge plus vite.

D’ailleurs, histoire vraie, sachez que la chanson Children of the Omnissiah est un excellent débugueur informatique ! Testé et approuvé à plusieurs reprises ! Votre PC bug depuis plusieurs minutes, malgré les redémarrages ? Faites lui écouter la chanson. Puis redémarrer le. Avec un peu de chance, le problème sera résolu et votre ordinateur tournera de nouveau sans problèmes ! Au final, peut-être que cette mélodie apaise bel et bien l’esprit de la machine…

7e meilleure musique de jeu vidéo / A Cup of Liber-Tea, Helldivers II

Helldivers™ II © Sony Interactive Entertainment

Composée par Wilbert Roget II, le thème principal d’Helldivers II est presque devenu un classique instantané, au vu du succès surprise du jeu et de l’implication de sa fanbase (voir notre article sur la guerre remportée par les fans du jeu contre Sony). Évidemment inspiré du thème culte de Starship Troopers, A Cup of Liber-Tea le surpasse à mon sens. Car il retranscrit parfaitement l’élan héroïque de ces valeureux soldats en sous-effectif, luttant avec courage dans toute la Galaxie, en triomphant des hordes insectoïdes, céphalopodes et robotiques !

C’est une symphonie gonflée à ras bord d’épique, de triomphe, de patriotisme… Et saupoudrée de la touche calme et dramatique nécessaire pour faire tenir l’ensemble. Un concentré de motivation donc, qui ne donne qu’une envie : Arriver comme un météore depuis l’espace et cribler de plombs ces saloperies d’aliens fascistes ! Tout en tapant la pause avec nos potes helldivers devant la détonation d’une bombe de 500 kilos.

Mais évidemment, cette symphonie, quasiment intradiégétique, est aussi (et surtout) un outil de propagande bien pratique. Pour enrôler les citoyens de la Super-Terre (et donc les joueurs) dans une guerre d’invasion et d’extermination, sous couvert de défendre la démocratie et la liberté ! Elle remplit donc son rôle à la perfection !

6e/ Simon Belmont theme, Super Castlevania IV

Super Castlevania IV™ © Konami

Tous les cent ans, le château de Dracula s’élève des profondeurs de la terre. Et tous les cent ans, l’héritier de la lignée Belmont se révèle pour lui faire face.

Et Simon Belmont, en particulier, n’est pas là pour cueillir des paquerettes ! Sa démarche Très déterminée et son look bodybuildé tout droit sorti de Conan le Barbare, couplés à son thème musical héroïque, ont inspirés de nombreux memes et clins d’oeil dans les metroidvania qui ont suivis.

Inspiré par des oeuvres gothiques comme le roman Dracula de Bram Stoker, JoJo’s Bizarre Adventure : Phantom Blood (dont nous avons décortiqués les inspirations), ainsi que par les films de monstre de la Hammer, Castlevania met naturellement l’orgue au premier plan de ses compositions musicales.

Si l’on aurait pu choisir la cultissime chanson Bloody Tears pour ce top, le thème de Simon Belmont, version Super Castlevania IV reste, je pense, davantage emblématique. Notamment pour le combat final contre Dracula. Lors duquel le thème de Simon retentit soudainement vers la fin du duel, éclipsant le thème du comte ! Un coup de fouet instantané de détermination. Qui, tout en célébrant le joueur, l’encourage à ne rien lâcher pour arracher ses derniers points de vie au Seigneur des Ténèbres ! Le vampire est devenue la proie. Désormais, c’est nous le boss !

5e/ The City Must Survive, Frostpunk

Frostpunk™ © 11 bit studios

Un havre industriel post-apocalyptique, des habitants qui comptent sur vous, une ère glaciaire, et une tempête de neige qui menace de tout engloutir…

C’est cette dernière que vous affrontez, comme si cette catastrophe naturelle était un boss. La lutte acharnée d’une poignée d’humains contre une force qui les dépasse. Mais le mot d’ordre est limpide : La ville doit survivre.

Et la musique est parfaitement à la hauteur des enjeux. D’emblée, elle pose le contexte menaçant. Puis, elle part vers des notes plus dramatiques, allant progressivement vers l’affrontement épique. Sans oublier de donner ici et là quelques notes d’espoir. Avant de se calmer, et de nous stresser avec des bruits de chronomètre. Pour nous rappeler que le temps joue contre nous. Et enfin, l’explosion finale, brusque et magistrale. N’en jetez plus, ce jeu de gestion contient un chef d’oeuvre de la musique.

4e meilleure musique de jeu vidéo / Jhin the Virtuoso, League of Legends

League of Legends™ © Riot Games

Malgré sa mauvaise réputation (on ne peut plus méritée), League of Legends possède un lore riche et passionnant, pour peu qu’on y plonge. La révolutionnaire série d’animation Arcane et le regretté jeu de cartes Legends of Runeterra en sont la preuve. Les personnages de LoL sont souvent très peaufinés en termes de gameplay et de direction artistique. Et à ce jeu là, aucun personnage n’est plus célébré que celui qui incarne et recherche cette idée de perfection : Khada Jhin, l’artiste serial killer d’Ionia.

Chez Jhin, tout tourne autour du chiffre quatre. Les lettres de son nom forment un 4 (sur le clavier). Ses compétences utilisent 4 munitions. Et surtout, sa victime ne succombe qu’à la 4e balle. Exactement comme dans le refrain de son thème musical, qui laisse entendre 4 détonations. Bon d’accord, 5… On va dire que la cinquième correspond au moment où le cadavre s’épanouit en fleur du carnage…

La musique nous fait voir le monde par les yeux de cet esprit dérangé, qui perçoit chaque meurtre comme une performance artistique. Avec un délicat violon tout d’abord, avant d’utiliser des bruits d’armes à feu comme instrument de musique. Une beauté grandiloquente, millimétrée, presque froide. Mais avec un soupçon de tragique. Mystère, puis sollenité, envol, flottement, et enfin tragédie.

En effet, s’il y a bien un département de Riot Games qui ne déçoit JAMAIS, c’est bien le département musical. Car ils sont d’une versatilité folle. Tous leurs thèmes de champions ou d’événements sont un pur plaisir auditif. Je vous recommande par exemple le thème émouvant de Panthéon, le meilleur coach en motivation ! Ou encore la ballade blues marécageuse et trompeuse de Tahm Kench.

3e/ Serpent Eating the Ground, Bravely Default

Bravely Default™ © Square Enix

Il ne suffit pas de mettre de l’orgue, des choeurs, et de chanter une ballade nonsensique en latin pour faire une OST épique (même si ça aide beaucoup). Encore faut-il que l’ensemble soit harmonieux, emporte le joueur dans le combat et se démarque de la concurrence. Et c’est précisément ce que parvient à faire Serpent Eating the Ground, alors que le genre du JRPG est pourtant saturé de ce type de pistes. Aussi appelé Serpent That Devours the Horizon, cette musique est composée par Revo, fondateur du groupe Linked Horizon, que vous connaissez peut-être pour l’opening de l’Attaque des Titans.

Oubliez le surcôté One Winged Angel du fils à maman péroxydé (oui je l’ai dit). Serpent Eating the Ground est l’apogée du genre. Une accélération débridée dans l’épique, à coups de solos de guitares électriques vertigineux. Mais qui recule parfois pour mieux avancer. Qui prend parfois son temps, dans des parenthèses rêveuses et enchanteresses, presque bucoliques. Pour mieux repartir vers un riff de guitare énervé qui porte la dramaturgie de tout le scénario. C’est une montagne russe d’émotions contradictoires, mais qui culminent toutes vers une apothéose finale. Une bataille grandiose (et presque joyeuse) pour sceller le destin du monde. À noter que le thème entremêle plusieurs thèmes (le thème principal, le thème de certains persos), ce qui renforce l’impact émotionnel du combat final.

D’une virtuosité ahurissante, la symphonie rock de Bravely Default fait ce que les autres ne font pas : Laisser la place aux héros plutôt qu’au boss. Laisser les instruments parler, plutôt que les choeurs.

Alors on peut pester sur les charadesign des persos chibi à grosses têtes oui. Mais c’est un jeu qui a de superbes oreilles.

2e/ Dark Souls III main theme

Dark Souls III™ © Bandai Namco Entertainment

Les jeux vidéo From Software ont toujours eu une patte musicale unique. On aurait pu citer Demon’s Souls, et ses cuivres désarçonnants. Le thème principal d’Elden Ring, et son envolée épique, qui promet l’Aventure avec un grand A. Ou encore Dark Souls premier du nom, et sa mélodie crépusculaire et envoutante.

Mais c’est le thème principal de Dark Souls III (jeu rempli à ras bord de pépites musicales, comme les thèmes de Gael ou de Midir) qui symbolise le mieux la touche From Software. Une symphonie plaintive mais entraînante. Puis les choeurs se renforcent, chantant l’agonie d’un monde qui s’éteint. Un mystère et une solennité qui sont soudain suivis d’un fracas guerrier, tel des flammes brillant une dernière fois. Mais déjà la cantatrice amorce un decrescendo revenant sans cesse… Les cendres retombent, la nuit recouvre la scène. Le cycle peut recommencer.

Dark Souls III vient de promettre au joueur qu’il va souffrir. Mais qu’il trouvera le courage de se battre. Peut-être apercevra t-il la beauté, par delà la fin du monde.

Meilleure musique du jeu vidéo / Still Alive, Portal

Portal™ © Valve

Qui aurait cru que ce projet d’étude soit repéré par le légendaire studio Valve ?

Qui aurait pu prédire que ce petit à-côté sans prétention, ce petit jeu expérimental dans l’Orange Box (dont la vedette était clairement Half-Life 2) allait devenir aussi culte ?

Portal, le roi incontesté des jeux de réflexion. C’est un rêve humide pour tout physicien, puisqu’il transcrit directement l’hypothèse physique des trous de ver. Mais Portal aurait-il été aussi culte sans sa musique de fin ? Disons qu’il aurait manqué quelque chose.

Still Alive est chantée par Ellen McLain, la doubleuse de GLaDOS. Cette dernière est l’antagoniste du jeu. Une Intelligence Artificielle meurtrière et moqueuse. Lors de la confrontation finale, nous l’avons fait exploser et « jeter toutes ses pièces dans le feu ». Mais c’est alors que le générique de fin démarre, et que la chanson Still Alive vient gâcher notre victoire. GLaDOS est toujours en vie.

Derrière la façade faussement enjouée et fair-play de la musique, le message est clair. Notre ennemie est en rogne, et compte bien se venger. Elle a tout le temps du monde, puisqu’elle nous promet d’être en vie bien après notre mort. L’avantage d’une IA sur un frêle humain. Et en effet, elle a pris son temps ! Puisque Portal 2 sort huit ans après le premier volet… Et se déroule cinquante-milles ans après !

Si Portal 2 est tout autant un chef d’oeuvre que le premier opus (même si votre serviteur, fidèle à son esprit de contradiction, préfère le 1), sa chanson de fin est un peu moins marquante. Ce qui ne veut pas dire qu’elle est mauvaise. Juste que le ton est différent, moins acide. Cependant, la chanson d’opéra qui la précède, chantée en italien (et toujours par Ellen McLain !) est d’une beauté qui me fait toujours monter les larmes aux yeux quand je l’entend, en repensant à la fin de la saga.

Mais revenons à Still Alive. Ballade électronique entraînante. Chef d’oeuvre d’humour noir. Confirmation que Portal et Half-Life partagent le même univers (« Maybe Black Mesa », corporation rivale d’Aperture Sciences).

Il fallait juste l’idée de génie de faire chanter l’antagoniste sur le générique de fin. Idée qui inspirera Batman : Arkham City quelques années plus tard.

Bonus/ Mortal Kombat, le film

Je sais, ce n’est pas un jeu vidéo. Mais c’est tellement culte pour tous ceux qui ont vus ce classique du nanar (qui est, paradoxalement, également un bon film, avec des chouettes combats !). Je n’ai jamais compris pourquoi ces musiques aux accents techno n’étaient pas utilisées dans les jeux, tellement elles sont géniales et motivantes.

Mortal Kombat™ © Warner Bros Entertainment. The Immortals. Tous droits réservés.
Mortal Kombat™ © Warner Bros Entertainment. Tous droits réservés.

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Rédigé par Evan Garnier

Rédacteur, Relecteur SEO, Administrateur du groupe facebook « La Galaxie de la Pop culture », écrivain amateur de bières, comicsophile, regarde des vidéos youTube sur des sujets que lui seul comprend

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