Difficile de s’y retrouver dans les séries Fate… Fate/stay night, Fate/Prototype, Fate/zero, Fate/Extra Last Encore, Fate/Apocrypha, Fate/kaleid Liner Prisma Illya, Fate Grand Order, et tout récemment Fate/strange Fake dont la première saison est sortie en 2026. Qu’apporte cette nouvelle série ? Et où se situe-t-elle dans l’univers Fate ? Voici notre article d’introduction à la saga…
Tout d’abord, qu’est-ce que les séries Fate ?
Le principe est simple : sept maîtres et leurs sept serviteurs s’affrontent pour obtenir le Saint Graal, qui exaucera le vœu du duo vainqueur. La première série, Fate/stay night, est adaptée d’un jeu vidéo, d’où peut-être cette intrigue de style « tournoi ». Néanmoins, contrairement à ce que l’anime laisse penser, il s’agissait d’un jeu de type « visual novel », donc centré sur l’histoire et non sur des combats. La toute première version du jeu était même classée « eroge » (jeu vidéo érotique) car son intérêt était d’interagir avec trois belles filles (Saber/Artoria, Tôsaka Rin et Sakura) dans un univers de dark fantasy. Cela explique le soin accordé aux designs des personnages féminins, quoique les séries Fate soient désormais des anime de combats.
L’originalité de ces combats ? Les serviteurs invoqués sont des personnages historiques ou légendaires célèbres, venus du monde entier : le roi Arthur, Gilgamesh, la sorcière Médée, le samourai Sasaki Kojirô… ou plus récemment l’écrivain Alexandre Dumas ! Ces personnages découvrent le monde moderne et doivent apprendre à faire équipe avec un maître qu’ils n’ont pas choisi – qui s’avère parfois être un complet loser ou un ambitieux dangereux. De plus, ils vont s’affronter entre eux, alors qu’ils possèdent des pouvoirs très différents.
Si Fate/stay night adapte un jeu vidéo, les séries suivantes sont basées sur des light novels (romans pour adolescents) écrits chaque fois par un auteur différent.
Les attraits que les spectateurs retrouvent dans chaque série Fate sont donc les suivants :
- Découvrir des légendes du monde entier et tenter de deviner qui sont les héros invoqués, car certains cachent leur identité.
- Observer comment chaque duo maître/serviteur interagit : certains tissent des liens d’amitié ; d’autres ne s’entendent pas du tout !
- Tenter de prédire qui remportera la guerre du Graal. Ou qui sera éliminé en premier. Un peu comme dans Hunger Games, on voit certaines équipes faire alliance puis se trahir, on voit certains tenter de tricher, d’autres refuser de participer, etc.
- Enfin, les séries Fate sont connues pour la qualité de leur animation, réalisée par Ufotable, le même studio que Demon Slayer. Et de magnifiques opening et ending, souvent signés Kalafina, le groupe de J-pop gothique qui a également fourni des ending à Black Butler et à Madoka Magica.
L’évolution des séries : dans quel ordre les regarder ?
La toute première série est Fate/stay night en 2006. Mais c’est la préquelle Fate/zero en 2011 qui marque réellement l’essor de la saga.
Dans Fate/stay night, beaucoup d’éléments de l’univers restaient inexpliqués. Le rythme de l’intrigue était assez lent. L’histoire était centrée sur deux duos (les personnages principaux) et ne montrait pas assez les ennemis. Enfin, le protagoniste Emiya Shirô était jugé peu sympathique par les spectateurs. C’est Fate/zero qui a corrigé ces défauts et instauré la formule que l’on connaît aujourd’hui.
Le fait est que Fate/stay night reste très proche du scénario du jeu vidéo original. Emiya Shirô était le personnage incarné par le joueur dans le jeu, d’où sa personnalité d’adolescent banal. Tandis que Fate/zero est adapté d’une série de light novels écrite par Gen Urobuchi, le scénariste de Madoka Magica. Le scénario est donc beaucoup plus travaillé. Dans Fate/stay night, on suit le parcours de Shirô, le personnage jouable dans le jeu original. Tandis que Fate/zero présente une quinzaine de personnages (7 duos maître/serviteur), tous intéressants, et alterne entre leurs différents points de vues.
Ainsi, pour s’initier à la saga, il existe deux écoles : regarder dans l’ordre de diffusion en commençant par Fate/stay night ou commencer plutôt par Fate/zero.
Dans les séries récentes, la représentation des héros devient beaucoup plus fidèle aux légendes et personnages historiques cités
[! Attention : ce paragraphe contient des spoilers !]
Une critique majeure de Fate/stay night était son manque de recherche concernant les serviteurs invoqués. Pour commencer, la moitié d’entre eux provenait de la mythologie grecque : Méduse, Hercule et Médée. Ils n’étaient pas représentatifs des légendes du monde entier. On trouvait cependant le samurai Sasaki Kojirô, le roi Gilgamesh et le roi Arthur, dont les deux derniers reviennent régulièrement dans les séries Fate ultérieures. Mais Arthur (le serviteur Saber) était une femme à la personnalité effacée, trop éloignée du personnage de la légende. Les spectateurs occidentaux, voyant une femme-chevalier, avaient plutôt parié sur Jeanne d’Arc et trouvaient illogique qu’il s’agisse finalement du roi Arthur. Quant au serviteur Archer, il se révélait n’être que l’évolution du protagoniste Emiya Shirô dans le futur, et non pas un personnage légendaire. Les révélations des identités de Saber et Archer étaient donc particulièrement décevantes.
Sur ce point, les nouvelles séries ont fait d’énormes progrès. La toute nouvelle série Fate/strange Fake est particulièrement bien documentée sur la biographie d’Alexandre Dumas, dont elle cite régulièrement des anecdotes. Si l’on voit revenir Gilgamesh, il est cette fois accompagné d’autres personnages de son épopée : son ami Enkidu et son ennemie la déesse Ishtar. Et les origines des héros sont plus variées. Fate/zero explorait déjà davantage les mythologies perse et celtique. Dans Fate/strange Fake, on trouve aussi des personnages historiques du XIXe siècle comme Alexandre Dumas et Jack l’éventreur. Ou encore une femme-assassin dont le nom d’attaque « zabaniyah » évoque la mythologie musulmane. De plus Fate/zero avait su rendre plus intéressante Saber/Artoria, la version féminine du roi Arhur apparue dans Fate/stay night.

Pourquoi regarder la nouvelle série Fate/strange Fake ?
Fate/strange Fake, dont la première saison vient de sortir, ne nécessite pas spécialement de connaître les séries précédentes puisqu’elle relate une nouvelle guerre du Graal. Elle adapte une nouvelle série de light novels écrite par Ryôgo Narita.
Outre le point fort que l’on vient de mentionner, c’est-à-dire que les héros sont plus variés et plus fidèles historiquement, cette nouvelle série compte quelques atouts notables…
Une ambiance plus délirante !
La saga Fate est connue pour son atmosphère sombre. Mais cette nouvelle série, située aux États-Unis plutôt qu’au Japon, s’annonce plus rocambolesque qu’à l’accoutumée…
Dans Fate/stay night, le protagoniste découvrait le principe de la guerre du Saint Graal. Dans Fate/zero, les maîtres étaient au contraire ultra-préparés et prêts à tout pour gagner. Mais dans Fate/strange Fake… Entre le serviteur Saber qui ne sait pas quel vœu demander et qui tombe sur un maître encore moins motivée par la quête du Saint Graal ; l’étudiant anglais Flat qui ne participe que pour s’amuser ; Enkidu qui été invoqué par un loup et qui passe toute la saison à se promener tranquillement dans la forêt ; ou Alexandre Dumas qui reste devant un ordinateur et laisse son maître se battre à sa place -en lui communiquant éventuellement des conseils par téléphone-, les participants de cette nouvelle guerre sont une belle équipe de bras-cassés !
Ajoutez à cela que cette guerre semble sabotée dès le départ par un complot du gouvernement américain… Le résultat est un immense bazar, pour la plus grande joie des spectateurs !
L’opening à l’ambiance musicale plus moderne marque également ce changement d’atmosphère. Le scénario conserve néanmoins des thèmes sombres, avec des histoires de légende urbaine effrayante, de complots militaires et d’expériences scientifiques.
Et les guest stars attendues…
La série séduira aussi les nostalgiques… On y retrouve bien sûr les incontournables Gilgamesh et Artoria (version féminine du roi Arthur) qui sont présents dans toutes les séries Fate ou presque. On retrouve aussi Waver Velvet, l’un des personnages les plus attachants de Fate/zero, qui est devenu adulte et doit jouer désormais un rôle de mentor.
Un renouvellement bienvenu, donc, pour les fans de la première heure comme pour les néophytes.
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Rédigé par Umeboshi
Rédactrice, Relectrice SEO, Community Manager, enfant prodige, passionnée d’univers gothiques, mangaphile, parle le japonais couramment, a rédigé une thèse de 80 pages sur JoJo’s Bizarre Adventure.


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