Amandine Weber/ juin 4, 2018/ 3 comments

Amy vous dévoile son avis sur une série magistrale : Downton Abbey ! Ne loupez pas sa critique !

Bonjour les étoilé·e·s, ici Amy ! Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à une série britannique achevée : Downton Abbey.

En premier lieu peinture réaliste de la vie aristocratique de l’époque édouardienne (1901 – 1910), cette série historique s’achèvera en 1925. Durant six saisons, Julian Fellowes brosse ainsi l’évolution du quotidien des habitants de Downton Abbey, domaine de la famille Crawley, entre intrigues historiques, politiques et romantiques…

Synopsis de Downton Abbey

Les héritiers de Downton Abbey ayant péri lors du naufrage du Titanic, la famille Crawley se retrouve dans une position délicate, les trois descendantes ne pouvant prétendre au titre de Lord Grantham. Or, le titre, le domaine et la fortune de la famille sont indissociables. Matthew Crawley, nouveau successeur et lointain cousin, arrive à Downton Abbey. Il y découvre un style de vie nouveau, avec des règles très strictes qui régissent la vie entre aristocrates et serviteurs.

Mary Crawley et Violet Crawley dans leur luxueux domaine

Mary Crawley et Violet Crawley posent l’une à côté de l’autre dans Downton Abbaye. Marie porte une tenue moderne pour son époque : coiffée à la garçonne, elle porte un ensemble rose pâle et un collier assorti. Violet est vêtue d’un long menteau lila et d’un chapeau assorti, elle semble tirée à quatre épingles. Derrière elles : une élégante commode neo classique, un bouquet de fleur, un cadre doré. Les murs et les rideaux sont vert pâle, et sont ornés d’un style floral typiquement versaillais, de la période neo classique.
Source : Ben Smithard, Downton Abbaye, Focus Features, 2010

Mon avis pas du tout objectif sur Downton Abbey

Downton Abbey ou l’art de la dichotomie

Si Downton Abbey repose sur une chose c’est bien sur sa présentation dichotomique des personnages. Maîtres et domestiques. Upstairs (en haut) et downstairs (sous-sol).

Devrions-nous modifier ce « et » par un versus ? Non. Il n’est jamais question pour l’une des catégories de rejeter ou d’écraser l’autre. La série se construit autour de ces deux clans : les maîtres, les Crawley ; et les domestiques, dirigés par le majordome Charles Carson et l’intendante Elsie Hughes.

Et c’est bien là que se trouve tout l’intérêt et toute l’originalité de cette histoire si réaliste.

À Downton, maîtres et serviteurs se côtoient et vivent ensemble sans jamais perdre de vue l’importance de l’autre « étage ». Il s’agit d’une véritable symbiose.

Les hostilités et les jeux de pouvoirs vont d’ailleurs se cristalliser entre les personnages d’une même catégorie. Comme avec l’intriguant Thomas Barrow qui convoite le poste de valet de pied et se voit privé de cette promotion par John Bates dès l’épisode 1.

L’ensemble de cette réalisation est très fine et c’est très appréciable, malgré le nombre impressionnant de personnages.

Du côté de l’upstairs, l’on retrouve les cinq membres de la famille Crawley (Robert, Cora, Mary, Edith, Sybil), Violet la comtesse douairière, Matthew et sa mère Isobel. Du côté downstairs : le majordome Charles Carson, l’intendante Elsie Hugues, le valet de pied John Bates, le valet Thomas Barrow, la femme de chambre Phylis Baxter, les femmes de ménage Anna et Gwen, la cuisinière Mrs Patmore et son aide Daisy, le jeune William Mason, et Tom Branson le chauffeur. A ces personnages principaux et récurrents, s’ajoutent d’autres secondaires et tertiaires tout au long de la série et des deux films.

Pourtant, les scénaristes n’oublient pas de faire évoluer les deux étages afin de leur faire suivre un cheminement cohérent avec l’Histoire britannique. Ainsi, chaque personnage a droit a son propre arc narratif -même mineur-, et cela permet de bien développer leurs personnalités et de s’attacher à eux.

Une série portée par ses personnages

Downton Abbey peut compter sur un formidable lot d’acteurs pour mener le jeu.

Il est impossible de débuter cette énumération par une autre que la majestueuse Maggie Smith (McGonagall dans Harry Potter), dont le rôle de comtesse douairière lui sied comme un gant. On appréciera tout particulièrement ses piques et son humour so British décapant ! Je citerai aussi mon plus gros coup de cœur : le majordome Charles Carson, interprété par Jim Carter, qui est tout simplement génial dans son rôle.

Downton Abbey sera également l’occasion de découvrir ou redécouvrir Rose Leslie (Ygrid, Game of Thrones) et Lily James (Cendrillon, 2015).

Le casting cinq étoiles permet des interactions, des liens et des non-dits très crédibles entre les différents personnages.

De plus, la série a su présenter ces valeurs sûres du cinéma en les parant de très beaux costumes. Et en les installant au cœur de décors époustouflants. En particulier le domaine de Highclere qui sert de résidence aux Crawley.

Downton Abbey, un éloge de l’aristocratie anglaise ?

L’une des critiques les plus récurrentes est d’avoir fait de Downton Abbey un éloge de l’aristocratie anglaise.

En effet, nombreux sont ceux qui considèrent que la série a embelli l’entente entre maîtres et domestiques. Cela en insufflant beaucoup trop bienveillance aux premiers vis-à-vis des seconds et en donnant le bon rôle aux Crawley.

Chacun en pensera ce qu’il voudra. Sans doute l’aristocratie est-elle trop vertueuse ici. Mais, personnellement, je trouve que c’est ce qui donne tout son intérêt et toute son originalité à cette histoire. J’aurais eu nettement moins de plaisir à suivre la série si elle avait dépeint une énième lutte des classes où le downstairs aurait constamment cherché à atteindre l’upstairs. Au contraire : elle met en avant le personnage de Tom Branson, le chauffeur socialiste et irlandais, qui s’éprend de la plus jeune fille Crawley. Ces derniers rejettent les valeurs aristocrates et défendent une vision plus contemporaine du monde qui les entoure.

Une série critiquée et surtout adulée

Bien entendu, Downton Abbey ne fait pas l’unanimité. On critique sa vision de l’aristocratie britannique, ses approximations historiques ou encore ses longueurs. La première saison met en avant les tensions et les conflits entre les membres de la famille Crawley, et notamment Edith et Mary. Mais aussi l’arrivée de John Bates, domestique handicapé, en tant que valet de pied. Peu à peu, l’histoire se dessine, mais les intrigues restent très simples. La deuxième saison marque un tournant dans la réalisation et le développement des personnages, et la troisième la poursuit parfaitement.

La saison 4 est  particulièrement peu appréciée par les internautes. Ce avec quoi je suis d’accord : c’est celle que j’ai la moins aimée. Outre la disparition de certains personnages, celle-ci s’avère plutôt morose, en particulier pour Mary Crawley. La cinquième et la dernière saison sont bien meilleures et concluent certaines intrigues admirablement. Au final, l’on ne suit pas la série tant pour le déploiement de ses intrigues plutôt prévisibles, que pour le développement de son univers incroyable.

Pour autant et assez étrangement, je n’ai jamais rencontré quelqu’un ou lu un avis qui dénigrait en bloc cette série. Et c’est suffisamment rare pour être souligné ! Malgré les critiques, cette série… plaît. Elle est d’ailleurs adulée outre-Manche et outre-Atlantique.

Les deux films : dans la continuité de la série 

La série se poursuit par deux films. Peut-on voir les films si l’on n’a pas vu la série ? Je ne serais pas de cet avis : comme je le disais, il y a trop de personnages et les films ne les développent pas assez pour qu’un néophyte comprenne qui est qui.

Dans le premier (Downton Abbye), la famille Crawley reçoit le Roi et la Reine d’Angleterre. Il marquera les esprits pour ses intrigues des domestiques et ses répliques cultes ! Finement réalisé, son humour décapant permet de créer un rythme et une dynamique rocambolesques. Il est surprenant de bout en bout.

Le second (Downton Abbye 2 : une nouvelle ère) se centre davantage sur le passé de Violet Crawley, qui hérite d’une villa dans le Sud de la France. Son esthétique est incroyable, et l’on retrouve avec plaisir notre Nathalie Baye nationale. L’intrigue se déploie au fur et à mesure, et elle oscille entre le drame et les scènes humoristiques. Je suis littéralement passée du rire aux larmes, bien que j’ai trouvé le rythme un brin lent. Une chose est certaine : il n’y aurait pas eu de meilleure façon de conclure cette fresque historique !

En conclusion,

Même si les événements sont parfois trop prévisibles, et même si je ne suis pas convaincue par la saison 4, chaque saison a ses rebondissements et cette série reste brillante ! Je lui trouve une réelle originalité ainsi qu’une élégance intrinsèque qu’elle ne perd jamais durant les six saisons. Nul doute qu’elle ravira les amateurs de séries historiques !

Total étoiles : 8/10

D’après une idée originale d’Amy, réécrit par Margot Dupont et relu par Tsilla Aumigny

Merci d’avoir lu cet article ! Nous vous invitons à rejoindre la communauté des étoilé·e·s en participant à notre groupe Facebook « La Galaxie de la Pop-culture ». N’hésitez pas à nous suivre sur tous nos réseaux !

Insta Revue de la Toile Twitter Revue de la Toile LinkedIN Revue de la Toilefacebook revue de la toile

Share this Post

3 Comments

  1. Pingback: [Critique] Sick Note : un bon scénario mal exploité | La Revue de la Toile

  2. Pingback: [Critique] The Crown, un joyau historique de Netflix | La Revue de la Toile

  3. Pingback: [Critique] Lost in Austen, une série britannique originale | La Revue de la Toile

Merci de nous laisser un commentaire !