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Sur la Revue de la toile, nous allons encore parler manga. Plus précisément d’une œuvre qui aura marqué plusieurs générations : Dragon Ball Z.

Vous l’aurez sans doute constaté, l’œuvre d’Akira Toryiama connaît depuis 2017 un nouveau souffle avec Dragon Ball Super. Mais ce dernier n’est pas autant plébiscité que ses prédécesseurs. Cela ne fait que confirmer une tendance qui divise ses lecteurs depuis pas mal d’années. Dragon Ball Z sent le réchauffé pour des fans de plus en plus nostalgiques. Comment expliquer cette tendance ? La rumeur populaire, ainsi que de nombreux spécialistes, déclarent qu’en réalité Dragon Ball Z aurait dû se terminer bien plus tôt. C’est l’avis que je souhaite vous partager.

La saga Cell : un aboutissement visuel et narratif

En suivant l’histoire depuis Dragon Ball Z, on peut retracer une réelle progression de Son Goku : de ses débuts jusqu’à l’apothéose de la saga Freezer où il devient le guerrier de la Légende. Pourtant, à la conclusion de celle-ci, notre bon héros disparaît durant trois ans. Par la suite, il doit revenir en même temps que son ennemi juré. Cependant, un mystérieux guerrier le devance. Celui-ci se défait de Freezer et du Roi Cold avec une facilité déconcertante, devant les Z-Warriors. Plus tard, cet homme énigmatique révélera son identité. Il s’agit en fait de Trunks, fils de Végéta et Bulma, venu d’un futur apocalyptique où des cyborgs sèment la terreur. Dans ce futur, Goku est mort sans avoir pu le combattre, terrassé par une maladie cardiaque.

Déjà, cet angle est intéressant. En effet, Goku est destiné à mourir, pas contre un adversaire plus fort que lui, mais à cause de la fatalité. Cet élément est l’un des fils rouges de l’arc narratif. L’ennemi de cette armée travaille pour le Ruban Rouge, une organisation que le héros a éradiquée dans ses jeunes années. La boucle de l’histoire devrait ainsi être bouclée.

Sauf.

Sauf que l’auteur, Toryiama, a décidé de bouleverser l’idée du temps telle qu’elle est retranscrite dans la plupart des fictions, préférant imaginer ce dernier comme des couches différentes. Ces temporalités regroupent tous un point commun : dans le futur Goku est mort.

Trunks donne un médicament à Goku pour le soigner, alors les cyborgs arriveraient dans les trois années à venir.

Que raconte la saga Cell dans l’univers Dragon Ball Z ?

En soi, la saga Cell raconte que les Z Warriors sont quasiment tous dépassés par la puissance du guerrier ce qui est d’une importance capitale dans l’arc narratif. Goku est terrassé par C-20 à cause de sa maladie. Quant à Végéta, tout juste Super Sayan, il le détruit sans soucis. Il est surclassé ensuite par C-18. Tous les autres guerriers comme Tenshinhan, Krillin et même Piccolo sont impuissants face à ces nouveaux ennemis jusqu’à l’arrivée de Cell. En fait, la saga Cell raconte en mieux que la saga Boo la transmission vers une autre génération.

En effet, Cell est une créature du Dr. Hero. Il a été créé à partir de quasiment toutes les cellules des Z Warriors, excepté de celles de Son Gohan et Trunks. De ce fait, en absorbant les cyborgs, Cell devient plus fort. L’apogée de cette puissance est atteinte lors du Cell Games : un tournoi qui permettra de décider de la survie de l’humanité. Ce genre de jeu fait directement référence au Tenkaichi Budokai, le tournoi d’arts martiaux qui est l’un des principaux intérêts de Dragon Ball.

Au cours de l’arc Cell, deux personnages ont une évolution plus importante que les autres : Trunks et Son Gohan. Ces deux personnages ont survécu dans le futur apocalyptique.

Trunks découvre tous les guerriers qui sont morts dans sa time-line. De plus, il entretient une relation particulièrement difficile avec son père. Végéta est encore le fier guerrier qui ne pense qu’à sa gloire. Trunks qui a idéalisé son père sous les discours de sa mère, déchante rapidement et se renforce grâce à la fierté de son père.

Son Gohan, de son côté, n’intervient pas durant la première partie de l’arc narratif. Contrairement aux événements qui se déroulent lors de la saga Freezer, le jeune homme n’y prendra pas part. Ce sera pour revenir en force par la suite.

La transformation des deux personnages coïncide avec le passage dans la salle de l’esprit et du temps où ils s’entraînent avec leurs père. Cette salle est une facilité narrative que se permet Toryiama. La temporalité y est altérée puisqu’une année en son sein correspond à une journée en dehors. Le passage de témoin entre le père et le fils se fait d’autant plus facilement que les deux passent plus de temps ensemble en se faisant de plus en plus d’expérience au combat.

Comment la transformation de Gohan et Trunks aboutit ?

Pour répondre directement à la question, sachez que les deux personnages résolvent leurs propres arcs narratifs. Gohan dans le présent, Trunks dans le passé. Mais quel est le point commun à ces deux temporalités, me demanderez-vous ? L’absence de leur père dans les deux époques.

Dans l’histoire cela nous est raconté tout autrement. Toryiama qui est un dessinateur avec sa patte reconnue opère un changement sur les deux personnages. En feuilletant les dernières pages de l’arc, certaines transformations apparaissent plus clairement sous le trait du mangaka. Attention, je suis peut-être le seul à les voir et les tweets ci-dessus ne font pas argument d’autorité. Gohan et Trunks du futur commencent à partager des traits communs avec leur père respectif. Leur visage enfantin se fait plus dur avec des lignes plus saillantes.

Pour la première fois, la puissance de Goku et Végéta est contrecarrée, et ce malgré une transformation. Super Sayan 2 pour le premier et Super tout court pour le second. 

D’abord, c’est Végéta et sa toute nouvelle puissance qui surpasse Cell, avant que son orgueil ne soit mis à rude épreuve lorsque Cell atteint sa forme parfaite. Il est longtemps réduit à l’impuissance même face aux Cell Junior jusqu’à ce qu’il fasse preuve d’un acte ultime de bravoure, lequel montre son changement en tant que père, mais aussi en tant qu’homme.

C’est ensuite Son Goku qui est le premier à affronter Cell durant le tournoi. Si la puissance des deux guerriers est équivalente, Cell dispose d’une endurance quasiment illimitée alors que notre bon héros fatigue. Son Goku se retire du combat et lance donc son fils dans la bataille finale.

Pères indignes mais fils prodiges

Ce que l’arc nous révèle également c’est l’échec de l’ancienne génération au profit de la nouvelle. Sur notre système de valeur les deux sayans sont des père indignes. Leurs bambins se tournent donc vers des figures de substitution. C’est d’ailleurs plus flagrant pour Gohan qui va jusqu’à arborer la tunique de Piccolo.

Seulement, dans la diégèse de Dragon Ball Z, elle correspond parfaitement au fait que Goku qui n’ait aucune idée des causes de son comportement. On peut aussi y voir un père qui a totalement confiance en son fils et ses capacités, malgré la nature protectrice de Gohan. Ce dernier parviendra à franchir ce palier grâce à l’humanisme de l’Android C-16.

Cependant, avec Gohan qui surpasse l’ensemble des guerriers de la Terre, Goku n’a plus de raison de rester. Gohan totalement libéré de cette charge paternelle peut enfin anéantir Cell. Pour cela, il l’achève sur une ultime confrontation de Kamehameha Père/Fils, première utilisation d’une technique du genre dans le manga. Au fond, cette technique montre que Gohan a toutes les fibres de son père, preuve que l’héritage est entier. Même l’intervention de Végéta pour distraire Cell va en ce sens. Lui, le fier guerrier qui n’aurait jamais pu aider Goku, va aider son fils.

La transformation de Végéta va se faire différemment. Tyran cruel lors de sa première apparition, le début de l’arc des Cyborgs prouve que malgré le fils qu’il a eu, il n’a guère changé. C’est en côtoyant son fils que l’évolution va s’effectuer. Elle aboutira au moment où Cell reviendra, alors que ce dernier venait d’imploser. L’ennemi tue Trunks, et dans une fureur incontrôlée, attaque Cell. Bien évidemment, celui-ci n’aura aucun mal à s’en défaire et ne devra son salut qu’à l’intervention de Gohan qui se met en danger.

C’est ainsi que Toryiama donne une fin qui a du sens à son personnage en le faisant se sacrifier pour la planète et son fils.

Dragon Ball Z, le calvaire de Toryiama

Après vous avoir fait une certes bien brève analyse littéraire de l’arc Cell, je vais m’intéresser aux faits. Si cela n’a jamais été confirmé publiquement, la légende voudrait que Toryiama ait été obligé d’écrire la saga Boo sous le joug de la contrainte. Et il est vrai que même si cet arc est bon et offre de beaux moments, en soi, l’histoire ne raconte plus grand chose de nouveau.

C’est à peu près tout pour nous aujourd’hui sur cet édito à propos de Dragon Ball Z. N’hésitez pas à nous donner votre avis !

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Comments

5 réponses à “Pourquoi Dragon Ball Z aurait-il dû s’arrêter après la saga Cell? [THÉORIE]”

  1. […] plutôt ce qui se trouve au sein de l’histoire, de la diégèse. Ainsi, un manga comme Dragon Ball [21] remplit toutes les conditions pour être considéré comme de la fantasy. Par ailleurs, la […]

  2. […] grand parti de notre univers a été forgé avec les années 90. Nous avons connu la gameboy, Dragon ball Z (ahh se Kamehameha que nous n’avons jamais réussi à faire…), Starwars, Le seigneur des […]

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